Tumeurs « MSI » : de la recherche au traitement

08/11/2019

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Equipe labellisée par la Ligue d'Alex Duval

Les travaux de l’équipe d’Alex Duval (Inserm U938, Hôpital Saint-Antoine, Paris) portent sur un ensemble de tumeurs, dites « MSI touchant différents organes mais présentant toutes un point commun : une très grande instabilité de l’ADN qui leur confère des caractéristiques biologiques ou cliniques similaires. Un tiers de ces tumeurs sont liées à l’hérédité et elles affectent des patients de tout âge. Elles représentent 15 à 20 % des cancers du côlon, de l’estomac, de l’utérus et sont plus rarement associées à de nombreuses autres localisations (prostate, pancréas, poumon, sein, foie, cerveau, rein, voies biliaires, voies urinaires,…). Une des problématiques majeures associée à leur prise en charge est qu’elles demeurent encore sous-diagnostiquées

A côté d’une visée fondamentale portant sur l’identification des grands mécanismes associés aux tumeurs MSI à tous les stades de leur évolution, l’équipe développe également une recherche translationnelle pour obtenir des résultats qui bénéficient aux patients à court terme. Dans ce cadre, ces objectifs sont d’améliorer le diagnostic et le traitement des patients porteurs d’une tumeur MSI quel que soit leur type de cancer et à tous les stades de la maladie. Ces objectifs sont aujourd’hui cruciaux car de nouvelles thérapies prometteuses spécifiques des cancers MSI ont récemment émergé mais doivent encore progresser

Des résultats pour orienter le traitement

En collaboration avec l’équipe Cartes d’Identité des Tumeurs®  de la Ligue, l’équipe d’Alex Duval a mis en évidence la surexpression de gènes affectant la réponse immunitaire antitumorale dans des cancers colorectaux MSI (1). Cette surexpression constitue un facteur de mauvais pronostic à tous les stades de la maladie même non-métastatiques. De tels résultats, suggèrent qu’il pourrait être préférable de traiter ces patients d’emblée avec une immunothérapie car leur risque de rechute après une chimiothérapie conventionnelle est très élevé.

(1) L. Marisa, M. Svrcek, A. Collura et al., J Natl Cancer Inst,  2018, 110(1).

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