ZOOM SUR UN PROJET DE RECHERCHE FINANCE PAR LE COMITE

modifié le 23/02/2021

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Grâce à vos dons, en 2019,le Comité du Rhône a pu consacrer 861 370 euros pour soutenir des équipes de chercheurs engagés dans la lutte contre le cancer

Parmi eux, Anthony Di Roio ,  doctorant du CRCL - Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon ,  qui a reçu  30 500 euros  pour une 3 ème année de financement.

 

Il vous explique son projet : 

Notre système immunitaire veille chaque jour à la neutralisation des cellules cancéreuses naissantes. Quelquefois, il y a échappement à cette surveillance naturelle et les cellules cancéreuses peuvent proliférer.

La chimiothérapie reste actuellement un des traitements les plus utilisés et efficaces pour lutter contre les cellules cancéreuses. Cependant, ces dernières se défendent contre la chimiothérapie par différents mécanismes. 

Un de ces mécanismes passe par l'action d’une protéine transporteuse MDR1. En rejetant le principe actif de la chimiothérapie hors de la cellule, la protéine MDR1 rend la cellule cancéreuse (caractérisée MDR1+) insensible au traitement.  

Mais la protéine MDR1 est également présente à la surface de certaines cellules immunitaires. Certains lymphocytes sont caractérisés MDR1+, d'autres MDR1-. Par conséquent, ce qui est un problème pour l'efficacité de la chimiothérapie sur cellules cancéreuses, peut ainsi devenir un atout pour la protection de ces cellules immunitaires MDR1+ vis-à-vis de la toxicité de la chimiothérapie.  

 

Dans le traitement des cancers du sein, l’objectif de nos recherches est de caractériser l’expression de la protéine MDR1 de certaines populations lymphocytaires T résistantes à la toxicité des chimiothérapies.

Dans les membranes des lymphocytes T CD4, l’expression de MDR1 délimite une population de lymphocytes effecteurs (Teff) de type Th1.17 très polyvalents (sécrétion de nombreux agents de défense comme les cytokines). 



Dans des cultures cellulaires, la mise en contact de lymphocytes Teff MDR1+ ou MDR1- avec des doses croissantes de chimiothérapie paclitaxel est révélatrice :   

Les lymphocytes Teff MDR1+ restent viables et fonctionnels alors que ceux MDR1- ne résistent pas à la chimiothérapie. En revanche, si l’on ajoute un inhibiteur de MDR1, les lymphocytes Teff MDR1+ deviennent aussi sensibles que les MDR1- à la chimiothérapie.

 

Par ailleurs, l’étude du sang et de la tumeur de patientes, révèle que les lymphocytes Teff MDR1+ sont en proportion plus importantes chez les patientes traitées par chimiothérapie, résultant d’une sélection par le traitement. 

 

Par conséquent, dans le traitement des cancers du sein, les lymphocytes Teff MDR1+, enrichis en effecteurs Th1.17, et sélectionnés grâce leur capacité de résistance à la chimiothérapie, pourraient contribuer à l’efficacité thérapeutique en sécrétant des cytokines qui jouent le rôle d’agents de défense anti-tumoraux.

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