Zoom sur un projet de Recherche

modifié le 14/12/2021

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Grâce à vos dons, le Comité du Rhône soutient des équipes de chercheurs engagés dans la lutte contre le cancer.

Parmi elles, Fabienne Rajas (INSERM) soutenue durant 2 années, à hauteur de 30 000 euros pour son projet de recherche, réalisé en collaboration avec l’équipe du Docteur Ronzitti au Généthon à Evry.

De nombreux cancers du foie, les carcinomes hépato-cellulaires (CHC) se développent après l’apparition d’une fibrose ou d’une cirrhose.

Fibrose et cirrhose sont provoquées par de longues expositions à des composés toxiques (dont l’alcool), une hépatite (B ou C, souvent) mais aussi par une maladie génétique rare, la glycogénose de type III (GSDIII) qui se caractérise par l’absence d’une enzyme spécifique.

En situation saine, cette enzyme permet la transformation des longues chaines de molécules de sucre (glycogène) stockées dans le foie en glucose retournant à la circulation sanguine : la glycémie est maintenue à son taux normal entre deux repas ou durant la nuit.

Chez le patient atteint de GSDIII, l’absence de cette enzyme provoque l'accumulation du glycogène dans la cellule hépatique, qui dégénère. Une fibrose s’installe alors, remplaçant les cellules hépatiques détruites.

Notre recherche porte sur la description des mécanismes à l’origine de la fibrose hépatique dans la maladie GSDIII, des dommages collatéraux et de leurs relations avec une biologie perturbée.

Avec ces connaissances, notre objectif est de proposer de nouvelles thérapies agissant précocement, avant le développement de la tumeur.

   

Le glycogène est un polymère de glucose, synthétisé par le foie et les muscles au cours d’un repas. Il représente une réserve de sucres pour l’organisme. Le glycogène du foie est transformé en sucre et libéré dans le sang pour maintenir la glycémie. Dans les muscles, le glycogène est utilisé en source d’énergie par les cellules musculaires lors de l’effort physique.

Dans le foie, l’accumulation du glycogène non transformé est responsable d’une augmentation de la taille de l’organe et d’une dégénérescence cellulaire.

Les cellules hépatiques détruites sont remplacées par des fibres de collagène, tissu cicatriciel inerte et non fonctionnel : c’est la fibrose hépatique susceptible d’évoluer en cancer du foie.

 

En laboratoire, nos études utilisent un modèle de la pathologie (souris atteintes de GSDIII) pour comparer le fonctionnement du foie normal (sans tumeur) et foie tumoral.

Des échantillons d’adénomes et de carcinomes hépatocellulaires montrent :

·     une fibrose importante s’accompagnant d’une élévation des taux sanguins de transaminases (ASAT), signe d’atteinte hépatique,

·     une forte élévation sanguine des taux d’une protéine (α-foetoprotéine), marqueur de cancer du foie.

 

La fonction hépatique est gravement perturbée : il y a remodelage de l’organe, stress biologique et prolifération cellulaire anormale. 

Notre projet de recherche se concentre sur les stades précoces de la fibrose hépatique pour définir de nouvelles thérapies susceptibles d'entraver la prolifération des cellules pré-cancéreuses.

 

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