Traitements

AcSé Nivolumab, vers la personnalisation de l’immunothérapie

Les premiers résultats de l’étude AcSé Nivolumab, soutenue par la Ligue dans le cadre de son partenariat avec UNICANCER, viennent d’être présentés lors du congrès annuel de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR 2022, 10/04, la Nouvelle Orléans) et publiés dans la revue Cancer Discovery. Ces travaux mettent en évidence les mutations particulières du gène POLE qui prédisent la sensibilité au Nivolumab ; ils constituent une contribution majeure à la personnalisation des traitements d’immunothérapie.

Les premiers résultats de l’étude AcSé Nivolumab, soutenue par la Ligue dans le cadre de son partenariat avec UNICANCER, viennent d’être présentés lors du congrès annuel de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR 2022, 10/04, la Nouvelle Orléans) et publiés dans la revue Cancer Discovery (1). Ces travaux mettent en évidence les mutations particulières du gène POLE qui prédisent la sensibilité au Nivolumab ; ils constituent une contribution majeure à la personnalisation des traitements d’immunothérapie.

Les immunothérapies par inhibiteurs de point de contrôle constituent aujourd’hui un progrès très important pour le traitement de nombreux cancers (poumon, mélanome, vessie, rein, etc.) Le nombre de patients pouvant effectivement tirer bénéfice de ces thérapies reste toutefois limité. Disposer de tests, pouvant prédire quels patients sont susceptibles de « bien répondre » à ces immunothérapies est donc essentiel pour les utiliser au mieux ; c’est-à-dire rendre maximale leur efficacité, limiter les toxicités et répondre aux enjeux médico-économiques actuels.

Obtenus dans le cadre de l’étude AcSé Nivolumab (voir encadré), les travaux publiés dans Cancer Discovery précisent quelles mutations d’un gène particulier codant pour la protéine POLE sont indicatrices de la sensibilité à l’immunothérapie Nivolumab. La protéine POLE est une enzyme impliquée dans le processus de copie de l’ADN. Jusqu’à présent le lien entre les différentes mutations pouvant affecter POLE et la réponse à l’immunothérapie n’était pas clairement établi. Fondés sur l’étude de bases de données génomiques et un essai clinique ayant inclus 21 patients atteints d’une tumeur rare, porteurs d’une mutation de POLE, les résultats publiés mettent en évidence que seuls les mutations affectant la capacité de POLE à se fixer sur l’ADN ou à le recopier sans erreur, sont liées à l’efficacité du Nivolumab. Autrement dit, seuls les patients dont les tumeurs portent ces mutations spécifiques peuvent tirer un bénéfice du Nivolumab.

Ces résultats constituent un progrès important pour l’usage de l’immunothérapie puisqu’ils permettent définir un test permettant d’orienter au mieux le choix thérapeutique.

(1) Cancer Discov candisc.0521.2021. DOI : 10.1158/2159-8290.CD-21-0521

 

AcSé Nivolumab

L’étude AcSé Nivolumab est coordonnée par le Pr Aurélien Marabelle (Gustave Roussy, Villejuif), elle est co-financée par la Ligue dans le cadre plus global du programme AcSé immunothérapie mis sur pied par R&D Unicancer. Cette étude évalue la réponse au traitement par le Nivolumab en monothérapie dans six cohortes de patients atteints de différents cancers rares pour lesquels il n’existe pas d’autre option thérapeutique standard ou expérimentale adaptée disponible. Initiée en 2017, AcSé Nivolumab a inclus 269 patients dans ses 6 cohortes et impliqué 46 centres.

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