Bonjour
Votre témoignage est émouvant et plein d' amour pour vos proches.Gardez le moral, profitez de votre maman, tant qu elle peut vous répondre.Pour votre compagnon, c est terrible à 27 ans d être confronté à la maladie mais comme on vous le dit, c'est un cancer qui se soigne très bien.Pour preuve, la fille d' une amie, a eu la même maladie avec opération et iode radioactive.Tout va bien pour elle, trois ans après.Pour votre maman, je comprends que c est plus difficile.J ai vécu moi même le cancer métastase de ma maman, il y a 20 ans et ça été une lourde épreuve mais on s est dit beaucoup de paroles gentilles avant qu elle ne parte...alors, dite lui que vous l' aimez et n ayez pas peur d exprimer vos sentiments...Moi même, j' ai eu cancer 4 ans après le décès de ma maman.Aujourd hui, je vais bien...
Pensez un peu à vous aussi, sortez, allez marcher...
Bonne journée
Il y a six mois, j’ai appris que ma mère avait un cancer.
Ma mère, c’est une battante. Elle a toujours avancé dans la vie sans se plaindre. Elle a fait le choix de ne pas connaître le stade de sa maladie, comme pour se protéger. Mais elle m’a laissé voir son dossier. J’ai demandé à une amie médecin de m’expliquer… et là, tout s’est effondré : un cancer de l’œsophage, inopérable, stade 4.
Je suis tombée de très haut.
Nous ne sommes pas proches. Notre histoire est compliquée, faite de distance et de silences. Mais l’amour est là, malgré tout. Alors j’ai essayé de me rapprocher, de passer du temps avec elle, de profiter… comme si on pouvait encore retenir quelque chose.
Quand j’ai recommencé à la voir, elle avait déjà perdu 20 kilos. Elle était méconnaissable, extrêmement affaiblie. Et pourtant, elle tenait.
Puis, avec les mois, elle nous a dit que la tumeur diminuait. Et j’ai voulu y croire. On a tous voulu y croire. On a commencé à oublier la réalité, à se raccrocher à l’idée d’un miracle, à se dire que peut-être, la volonté pouvait suffire.
Mais aujourd’hui, j’ai reçu un appel de son meilleur ami.
Il l’a vue récemment. Elle a encore maigri. Elle est très faible. Et elle ne dit rien. Elle nous protège, ou elle n’arrive pas à en parler… mais moi, je sens que ça s’aggrave. Et cette sensation est insupportable.
Comme si tout glissait, doucement, vers une fin qu’on n’ose pas regarder.
Et comme si ça ne suffisait pas…
Il y a trois mois, j’ai appris que mon compagnon avait un cancer de la thyroïde.
Nous avons 27 ans. On ne s’attend pas à ça. Pas maintenant. Pas comme ça.
Aujourd’hui, il est au bloc opératoire.
Je suis là, à attendre, avec cette boule au ventre, avec la peur qui ne me quitte pas. On me dit que c’est un cancer qui se soigne bien, qu’il va s’en sortir… mais en attendant, l’angoisse est là, bien réelle. Et je me sens impuissante.
Je suis au milieu de tout ça.
Entre une mère que je risque de perdre, et l’homme que j’aime qui est en train de se battre.
Je suis entourée, mais je me sens terriblement seule. Je ne peux pas me reposer sur lui, parce qu’il a son propre combat. Je ne peux pas me tourner vers ma mère, parce qu’elle a le sien.
Alors je tiens comme je peux.
Mais parfois, c’est trop.
Comment fait-on pour continuer à avancer avec tout ça ?
Comment on gère cette peur, cette tristesse, cette attente permanente ?
Et comment on trouve la force, quand on a l’impression que tout peut basculer à tout moment ?