Bonjour,
Je suis bien triste en lisant votre témoignage. Je ne suis pas médecin, je ne peux pas vous parlez en tant que scientifique mais en tant que fille (et femme aussi malheureusement) d'un monsieur qui a aussi un cancer avec des métastases au péritoine, sauf que l'initial était à la vessie.
Mon père n'a jamais ni bu, ni fumé et il avait 73 ans lors de son opération. 10h45 pendant lesquelles on lui retire la vessie, la prostate et plein de choses autour (il y avait tellement de métastases que le chirurgien s'était dit "je referme" avant de se raviser et de se lancer). Après l'opération, le chirurgien a expliqué à ma mère qu'il avait retiré le maximum mais que comme le péritoine était touché, ça irait très vite. Ils ont proposé de faire venir l'HAD chez mes parents, en palliatif, etc.
On m'a dit qu'il fallait me préparer et que mon père mourrait dans les heures à venir, dans les jours au mieux dans les semaines suivantes.
Finalement une cancérologue du service a dit "Je tente ! On n'a rien à perdre"… Et deux ans après mon père est toujours là. Maintenant il est suivi à l'IGR.
Il faut aussi demander à votre père ce qu'il en pense. S'il veut se battre. Mon père était épuisé par l'opération (et ses suites, très très lourdes) mais il était combattif et ne voulait rien lâcher. Je me souviens d'être allée le voir quelques jours après l'opération, en avril 24, et il m'avait dit : "en novembre, je ferai ça". Sans m'en rendre compte, les larmes sont sorties de mes yeux (car j'avais compris qu'il serait mort avant…ça me fendait le coeur) mais il avait décidé de tenter. Sachant qu'il est généraliste et quand on lui a annoncé à son réveil les très mauvaises nouvelles, il comprenait très bien. Mais il a dit "Je tente tout ! S"il y a une chance sur 100… ça fait toujours une chance !"
Entre les palliatifs et tenter une chimiothérapie agressive, papa a choisi (et cela n'a pas été facile… il a été très mal vraiment mais aujourd'hui, il reste fragilisé mais fait des balades à vélo, je l'ai chaque jour au téléphone, il lit, vit sa petite vie mais à son grand regret a arrêté de travailler)
Mais rien ne vous empêche de demander un second avis…
Bon courage
Bonjour,
Je me présente, je m'appelle Fabrice et je viens vers vous car il y a quelques semaines mon Papa, âgé de 73 ans, a été hospitalisé car il avait beaucoup de mal à manger. Il avait la sensation que l'œsophage se remplissait et que la nourriture ne descendait pas. Après plusieurs examens et notamment une fibroscopie, il a été découvert du jour au lendemain qu'il avait deux cellules cancéreuses avec ganglions touchés juste au dessus du clapet. Ensuite il a été mis en place une alimentation par sonde nasale et il était prévu qu'il fasse une chimiothérapie pour faire diminuer les tumeurs pour ensuite opérer. Mais un nouveau problème est apparu avec l'estomac qui se remplit d'un liquide, le ventre devient dur et lui fait mal. Suite à cela il a subit d'autres examens, endoscopie, coloscopie qui n'ont rien révélés de plus. Ils ont vidé également ce liquide qui l'a soulagé. Ils ont ensuite programmé la pose d'une sonde gastrique, coelioscopie et pose du cathéter pour la chimiothérapie (prévue sur 3 mois avec chimio tous les 15 jours), ils profitent de l'opération pour vider le liquide de l'estomac qui était revenu et apparemment l'intestin et l'estomac était collés ce qui a créé une occlusion, ils l'ont débridé puis ont retiré une bride au début de l'intestin. Malheureusement suite à la coelioscopie, qui a fini en ouverture de 10 cm au dessus du nombril, il y a des nodules sur le péritoine. Le chirurgien et l'oncologue passent pour nous expliquer la suite qui est terrible pour ma maman, mes sœurs et moi. On nous annonce qu'il n'y a rien à faire, on ne peut pas opérer, il change du coup la chimiothérapie avec deux produits au lieu de trois (chimio palliative) afin d'endormir la maladie pour gagner du temps et ralentir le développement de la maladie. La chimio commence le 10/07 et ils ont recommencé à le nourrir par la sonde gastrique il y a 3 jours. Lorsqu'il a passé toute la batterie d'examen, ils n'ont jamais vu tout cela à part l'œsophage, il a fallu la coelioscopie, pourtant TEPSCAN et tout le reste déjà cités. En lisant plusieurs témoignages sur votre site et d'autres, nous avons beaucoup de questionnements. Faut-il prendre un second avis ailleurs ? Ne pouvons nous pas choisir de faire la chimio plus agressive pour faire diminuer les tumeurs notamment celle de l'œsophage pour qu'il puisse manger normalement ? Certaines personnes ce sont fait retiré visiblement le péritoine complet, Est ce possible ?
Si vous avez des expériences du même type, des réponses ou autres, merci de répondre à mon message.
Merci à tous.
Cordialement
Fabrice