Bonjour,
La lutte contre le cancer est un marathon et en effet, il y des moments où la ligne d'arrivée est dans la ligne de mire... On fait des projets, on se dit qu'enfin c'est la fin de l'épreuve et bim, voilà explique que non, que vous pensiez que c'était la fin mais qu'il reste finalement plusieurs tours de piste à faire. L'an dernier, à cette époque, la seconde opération des métas du foie était programmée (la troisièm opération depuis le début) et je commençais déjà à tirer des plans sur la comète. Manque de bol, lorsque le chirurgien a ouvert, il a constaté que les métastases qui avaient un peu évolué au cours des dernières semaines étaient vraiment trop près de l'aorte et que le risque était trop grand. La déception fut énorme, au réveil, lorsqu'on m'a dit que l'opération avait été annulée, qu'il fallait partir sur un autre traitement pour faire diminuer la métastase qui posait problème pour envisager une nouvelle opération. Traitement de troisième ligne... L'hiver fut dur, très dur car non seulement ce traitement n'a pas fonctionné, il a entrainé une pancréatite avec hospitalisation en urgence. Je suis sorti de l'hosto sur les rotules avec 14 kilos en moins, un pancrés qui ne fonctionnait plus trop, une perte d'appétance. La grippe est venue par là dessus avec une nouvelle hospitalisation d'une semaine sous oxygène et antio en perfusion. Puis, changement de traitement avec 4 séances de chimio intra artérielle qui n'a pas fonctionné, une allergie au produit de chimio en plus. Pire, les métastases avaient considérablement grossi ! Là, j'ai dit que j'arrêtais tout, j'étais tellement épuisé et détraqué. Mon oncologue m'a proposé alors d'entrer dans un essai clinique. Je n'étais pas trop pour, j'avais envie de vivre le temps qu'il me restait dans être déglingué par un nouveau traitement. C'est ma femme qui m'a dit poussé aux fesses. Résultat : nouveau traitement avec 3 semaines entre chaque injection, pas ou peu d'effets secondaires et une diminution en taille des métastases au bout de 4 séances. Je ne sais pas si ca va durer, je ne fais plus de plan sur la comète. Mais au moins avec 3 semaines, j'ai un peu de temps et je profite. Je suis à la retraite, ma femme aussi et nous partons entre les traitements. Pas forcément très loin, mais nous partons. Donc oui, la médecine avance, oui il faut garder le mental, même si c'est dur et si on s'en prend plein la tronche par moment. Moi je le fais pour mon entourage, pour ma femme, pour mes fils et pour mon petit-fils qui compte sur son papy pour faire des balades en vélo et des voyages en van. Nous nous fixons des objectifs à court termes et j'ai appris à relativisé, à me dire que peut-être qu'il va falloir apprendre à vivre avec et ne pas viser la rémission. J'ai perdu plusieurs compagnons d'infortune depuis le début de cette "aventure" (ca fait plus de 3 ans). Nous étions 5 de la même ville à nous retrouver dans la salle d'attente en onco. Nous ne sommes plus que 2 ! Donc, on se dit qu'on a de la chance dans notre malheur.
Bonjour à tous.
aujourd’hui, ce devait être le premier jour, de l’arrêt de la chimio après 4 cures de XELOX.
Ce devait être la place aux projets, à la joie, à la vie et à CE voyage que mon mari tenait à faire.
Durant son protocole de chimio , des métastases sont apparues : carcinose péritonéale disent les médecins.
Je vous laisse imaginer le moral de mon mari et le mien aussi.
Une nouvelle chimio est programmée vers le 12/13 août. FOLFIRI
Mon mari est dévasté, me dira hier soir qu’il se fait soigné juste parce que sinon je suis mal, mais que lui en a marre, qu’il veut que ça s’arrête.
Je trouve cela très culpabilisant.
Et en plus, j’ai la peur que faire une chimio sans y croire n’aide en rien.
On dirait qu’il a lâché.
Qu’il fait pour faire mais qu’il n’y croit plus.
En plus en début de parcours, on nous a souvent dit ou entendu dire qu’une fois le péritoine touché ou cette zone c’était sans issu.
J’ai 43 ans, lui 48 et cela m’est insoutenable d’imaginer ma vie sans lui.
Son médecin chirurgien m’a fait un mail y a 15 jours : votre mari a un cancer agressif
Depuis ces mots me hantent ….
SVP, j’ai besoin de vous. De vos témoignages.