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Perdre sa maman en tant que jeune parent

Minieyétie jeu, 31/01/2019 - 00:59 (20) commentaire(s)

Bonsoir,
Je suis toute nouvelle sur le forum, que j'ai découvert par hasard. J'ai 30 ans et j'ai perdu ma maman le 26/12/2018. Elle avait 62 ans. Elle avait été diagnostiquée en mai 2016 pour un myélome multiple stade 3, alors que j'étais enceinte de 2 mois. Dès ce moment, j'ai compris que ses jours étaient comptés. La moelle osseuse, ce n'est pas un organe qu'on peut amputer. Alors, dans cette hypothèse, la mort est nécessairement inéluctable... Durant deux ans et demi, j'ai alterné entre espoir et désillusions, avant de vraiment comprendre, en novembre 2018, que la fin était très proche.

Ma fille a deux ans désormais et n'aura que très peu connu sa grand mère, juste entre deux séjours à l'hôpital et une période de rémission relativement courte.

J'étais extrêmement proche de ma maman, notre relation était fusionnelle. En outre je suis fille unique, donc ce lien était exclusif. On partait en vacances juste toutes les deux, je la voyais tous les week-ends ou presque, on s'écrivait des textos à longueur de journée... Un peu comme si elle était aussi une meilleure amie, avec qui la complicité était totale.

Et pourtant, avec la dégradation rapide de son état de santé, j'ai dû très vite faire le deuil de ces moments intenses passés ensemble. Troquer les virées fantastiques contre des journées entières passées à l'hôpital. Échanger les sorties en tête à tête à l'opéra ou au restaurant contre des soirées à l'ombre des poches de chimiothérapie.

Elle qui aimait tant la vie, elle était désormais devenue trop faible pour en profiter... Elle la voyait s'écouler loin d'elle, depuis son lit ou en salle de dialyse durant la dernière année. Parfois, j'étais tellement en colère contre cette situation, je me demandais... à quoi bon vivre ainsi, est ce encore la vie ou n'est ce que de la survie...? A certains moments je trouvais cela absurde, mais à chaque fois que je la voyais, j'essayais de ne pas y penser et de la distraire elle aussi du mieux possible. Mais au fond j'étais mortifiée par la vision de ma maman, devenue si faible et si maigre et qui semblait encore déployer un courage inimaginable malgré l'adversité. De ce fait, elle a toujours suscité chez moi une admiration sans faille.

Je me rends compte que mes propos sont décousus, mais je me sens tellement désemparée er misérable. Je n'ai même pas pu dire à ma fille que sa mamie était partie, alors qu'elle la cherche partout lorsque nous allons chez mes parents. Elle est si jeune encore et je suis anéantie de penser qu'elle n'aura pas la chance que j'ai eue de partager de moments complices avec elle.

J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui ont perdu leur maman alors qu'ils étaient eux même parents de très jeunes enfants (moins de 3 ans). Comment leur expliquer l'inexplicable ? Comment réussir à être parent alors qu'on a perdu son parent, qui représentait un modèle pour soi ? Comment ne pas avoir peur de mourir soi même et de causer la même peine à son enfant ?

Depuis quelques jours je suis hantée par cette pensée que moi non plus, je ne vivrai pas bien vieux et je refuse l'idée que ma fille souffre autant que je ne souffre actuellement du fait de ma propre disparition.

Merci pour vos contributions.
Bonne soirée,
Anne

atmed jeu, 31/01/2019 - 15:45

Bonjour Anne,
Vos propos, qui ne sont pas décousus du tout, au contraire, vous vous exprimez très bien, sont très émouvants. Et j'espère que vous aurez des témoignages de personnes ayant vécu les mêmes événements que vous.
Votre fille de deux ans n'a pas conscience de ce qu'est la mort, un départ sans retour. Il faut juste lui dire que sa mamie est partie pour un long voyage. Et elle oubliera mais quand elle sera plus grande, vous lui parlerez de sa mamie et elle la découvrira à travers vous.
Tous les parents de jeunes enfants ont la hantise de disparaître trop tôt. Mais ne soyez pas hantée par cette idée, vous n'avez pas de risque particulier si bien que votre probabilité de "ne pas vivre bien vieux" est la même que pour tout bien-portant, donc très très faible.
Bien cordialement
Dr A.Marceau

swo94 mar, 05/02/2019 - 13:40

Bonjour,
J'ai perdu ma maman d'un cancer du poumon métastasé aux os - elle a dû être amputée d'une jambe - en novembre 2017. Puis, j'ai perdu mon papa, d'un cancer au pancréas en août 2018. J'ai une fille qui a 3 ans et demi. Aussi, elle était très jeune (elle l'est toujours) lors de ces drames. Nous avons essayé de lui expliquer tant bien que mal la maladie très méchante qui avait attaqué sa mamie puis son papy. Mais nous ne savons pas répondre à ses "pourquoi". Plus le temps passe, et moins elle en parle et sans doute les oubliera-t-elle. Outre mon sentiment de rage et d'impuissance face à ces injustices (mes parents n'étaient pas si vieux et surtout, ils ont énormément souffert), j'ai du mal à accepter qu'elle ne les connaîtra pas et qu'il ne restera quasiment rien d'eux. Mes proches ont beau me dire qu'elle les connaîtra à travers ce que je leur en dirais, dans la vie quotidienne, on ne parle pas si souvent des morts que ça...Surtout qu'ils vivaient loin de nous et donc ma fille a assez peu partagé des choses avec eux. On a quelques photos, qui ne sont que du papier désormais.
J'ai lu à ma fille "Au revoir blaireau" et "La découverte de Petit Bond". Je n'ai pas l'impression qu'elle ait peur de la mort. Elle ne comprend tout simplement pas qu'elle ne peut pas revoir ni sa mamie, ni son papy. Ils sont "très morts" comme elle dit...

Amelie89 ven, 08/02/2019 - 02:50

Bonjour, je viens de perdre mon papa hier d'un cancer du poumon métastase au cerveau. Il est tombé malade il y a presque 3ans quand j'étais enceinte de ma première fille, il n'a plus su marcher du jour au lendemain mais s'est vraiment battu. Nous nous étions préparé au fait qu'un jour ou l'autre il partirait mais le choc de la mort brutale sans avoir pu lui dire au revoir me laisse sans voix et démunie... Je nose pas en parler avec ma fille, elle adore son papy et est encore tellement petite. Mon père ne voyait que pour elle.

Avez vous trouver des sites de soutient pour les personnes ayant perdu un proche du cancer ? Merci

atmed ven, 08/02/2019 - 07:50

Bonjour Amélie,
Je comprends parfaitement votre désarroi et votre chagrin face à un deuil aussi cruel. Le fait que votre père ne pourra profiter de sa petite-fille et vous du plaisir de les voir ensemble ne fait qu'accentuer la cruauté d'un tel deuil. Mais le temps fera fort heureusement son œuvre sous forme du travail de deuil que chacun fait en pareille circonstance. C'est long, c'est difficile, mais vous avancerez et votre fille avec vous.
Vous pouvez vous faire aider notamment en rejoignant un groupe de parole comme peuvent en proposer les comités départementaux de La Ligue.
Bien cordialement
Dr A.Marceau

annelau ven, 08/02/2019 - 23:30

chère Anne
je me reconnais dans ce que vous dites.
Je ai perdu ma mère je étais enceinte et mère de un garçon de un an
je ai perdu ma meilleure amie ma confidente
depuis je suis triste tout le temps. Les gens disent vas de l avant mais c'est impossible

lola84 jeu, 14/02/2019 - 16:32

Bonjour Anne,
Je me reconnais également dans votre témoignage.. J'ai 34 ans, j'ai perdu ma maman début janvier d'un cancer du poumon à 69 ans et j'ai deux garçons, de 2,5 ans et 5 ans. Bizarrement, on me dit que le temps fait beaucoup mais pour moi, plus le temps passe, plus la douleur et le manque se font ressentir. Les 1ers jours, on est entourés; les gens demandent de nos nouvelles etc. puis au bout d'une semaine, la vie reprend son court pour tout le monde sauf que pour moi, ma maman est morte, elle le sera encore demain et c'est insupportable. Nous étions proches, elle m'appelait tous les jours + les sms + les mails. C'était souvent trop, nous n'avions pas toujours quelque chose à dire. mais cétait la seule personne avec qui ces appels faits de "rien" étaient possibles. la seule personne qui, quand il faisait froid, m'appelait pour savoir si "pas trop froid aux pieds ?, je t'apporte des chaussettes chaudes à ton travail ?" Bien sûr, je l'envoyais bouler. Mais aujourd'hui il fait froid, j'ai froid aux pieds et tout le monde s'en fou. Elle s'occupait beaucoup de mon fils de 5 ans, un peu moins du plus jeune. j'ai dit au "grand" que sa grand mère était partis au ciel, avec les nuages. Je crois que cette image lui a plu. Quand nous voyons un joli ciel, je lui dit que sa grand mère nous envoie un petit signe, j'essaie d'en parler souvent pour qu'elle reste à son esprit le plus longtemps possible, qu'il s'en souvienne. Le petit ne parait pas perturbé, je lui en parlerai quand il saura en âge de poser des questions je pense.
J'ai dû mal également en ce moment à me sentir mère alors que la mienne n'est plus là. Je n'ai pas envie, j'ai envie de redevenir petite, de me blottir dans les bras de quelqu'un et j'avoue qu'avec mes enfants en ce moment, je n'ai pas beaucoup de patience. heureusement que mon conjoint prend le relais mais je suis à fleur de peau et j'ai parfois des moments où mes larmes coulent toute seules, sans je puisse m'arrêter.

Moka dim, 03/03/2019 - 15:51

Bonjour

Je partage également votre peine et cette injustice que de perdre sa maman alors que nous sommes nous mêmes très jeune maman.
Ma maman est parti le 20 février 2019... cancer. En moins d une année nos vies ont basculé.
J ai 35 ans mon fils aîné a 3 ans et j ai un bébé de 6 mois... j ai appris ma grossesse lorsque maman apprenait son cancer de l utérus. Je ne l ai jamais bien vécu. Normal.
Ma grossesse a été tourmentée par les mauvaises nouvelles concernant son état de santé ... opération échec douleurs hospitalisations....
Alors que mon congé maternité n est pas terminé (j’ai étendu la durée pour profiter de maman autant que faire se peut) elle nous quitte brutalement. La veille son docteur m assurait que ce ne serait pas rapide que nous avions encore quelques mois à partager. Ils n en savent rien finalement.
J ai réussi à dire à mon aîné que mamie été parti. Mais le plus jeune ?? Il n aura aucun souvenir ça me rend dingue.
Comme vous j ai eu la chance de connaître ma maman et surtout d avoir des grands parents exceptionnels qui ont fait de nos vacances des instants de joies.
Ils ne connaîtront pas ça... les parents de mon Mari ne sont pas capables d assurer leur garde pour un week-end ou des vacances. Ma mère me manque affreusement.
Mes enfants me fatiguent d avance. Je dois reprendre le travail cette semaine. Je ne sais pas comment je vais tenir...

Bianca dim, 12/05/2019 - 16:47

Bonjour à tous,

Je me reconnais parfaitement dans vos histoires. Comme vous, ma mère est morte très récemment d'un cancer (le 25 janvier 2019 des suites d'une rechute du cancer du sein). Alors que tout allait bien depuis trois ans, le cancer l'a emportée en moins de 3 mois, dans la souffrance (elle a demandé à partir, elle ne pouvait plus manger ni parler, son corps a totalement lâché).
Ma mère avait 61 ans. Elle était aussi belle que les mères que vous décrivez : une force de la nature pour qui j'avais une admiration sans faille, une mère bien sûr, mais aussi une confidente, une amie. La perdre est la plus douloureuse des choses qui me soit arrivée.
J'ai 32 ans, un enfant de deux ans et demi qui faisait sa fierté, et je suis tombée enceinte d'un deuxième enfant au moment où elle a appris sa rechute.
Je ressens beaucoup de peine, et je pleure souvent, mais ce que je ressens le plus souvent c'est de la gratitude. Nous sommes chanceuses d'avoir bénéficié d'une telle relation fusionnelle avec nos mamans, et c'est ce qui fait que nous sommes de bonnes mères. Dans cette épreuve, nos enfants sont nos forces. Il est normal de vouloir les ménager, mais ils sont plus solides qu'on ne le croît.
Je me rappelle quand ma mère a appris la mort de son père, j'avais entre trois et quatre ans. Ma mère avait mon âge. Je l'ai vue pleurer et c'est de ça que j'avais peur. Je n'avais pas compris car on ne m'avait pas expliqué. En revanche ce n'était pas douloureux.
Pour mon fils, j'ai attendu un moment où j'allais bien et j'ai expliqué que Mamika était morte. Il a dit "comme le lion", car "le lion est mort ce soir". Quand je pleure, je lui dis que c'est parce que je pense à Mamika et que j'ai de la peine. Il me fait des bisous mouillés et ça me fait du bien. Il a assisté à la cérémonie et c'était un réconfort pour nous tous. Je lui parle d'elle de temps en temps, il l'évoque aussi spontanément. Il se rappelle très bien.
Sa Mamika ne peut pas être oubliée, elle est partout : dans son regard, dans l'éducation que je donne à mon fils et que je donnerai à ma fille, sur les photos que je lui montre. Avant je marchais dans ses pas et aujourd'hui elle chemine avec moi. J'avais un peu tendance à faire les choses pour ensuite les partager avec elle, aujourd'hui je les fais du mieux que je peux, et j'essaie d'être fière de moi. Quand elle me manque, j'essaie de me demander "que me dirait-elle ?". Ca aussi ça me fait du bien.
J'ai aussi écrit sur elle, sur la nuit de sa mort qui a été difficile. Ca m'a permis d'exorciser.
Ma belle-mère est un réconfort également : c'est une mère et une mamie. Elle sait à la fois ce que c'est d'être mère et de se sentir orpheline de sa propre mère.

J'ai en tête que le cancer du sein est génétique et que je suis potentiellement une cible. Mais pour l'instant, j'ai décidé de me concentrer sur ma grossesse et de ne pas penser à la suite. Je ferai des tests et j'aviserai le moment voulu. Il est classique, quand le pire arrive, de penser que le malheur va continuer. Il faut se raisonner : ça n'a pas de sens de s'inquiéter à l'avance.

Bravo pour la qualité de vos messages, ils sont touchants. Je vous souhaite bon courage dans cette épreuve qu'est le deuil.

Nanny80 sam, 07/09/2019 - 17:32

Bonjour Anne,

J'ignore si vous allez toujours sur ce forum depuis janvier mais je me reconnais tellement dans votre témoignage que je ne peux m'empêcher de poster quelque chose... Peut-être égoïstement car je n'ai pas de pensées particulièrement positive en ce moment....
J'ai 33 ans, je suis enceinte de 8 mois de mon premier enfant. Ma maman est décédée d'un cancer du pancréas a 64 ans, il y a un mois et demi après 2 ans de combat acharné (et ce cancer agressif laisse rarement autant de temps aux personnes malades pour se battre), je l'ai trouvée tellement forte que j'ai moi aussi éprouvé et j'éprouve encore une admiration sans faille pour ma maman.
J' ai vécu exactement la même chose que vous et les mêmes sentiments au niveau du quotidien avec ma maman dans son combat contre la maladie.
On a longtemps espéré qu'elle verrait mon bébé... Mais la fin a été très dure, des métastases pulmonaires l'ont terriblement affaiblie, au point de l'empêcher d'être autonome. C'était insupportable de la voir ainsi. Nous avons pu nous dire au revoir a l'hôpital 2 jours avant son départ

Aujourd'hui je suis terriblement déprimée. J'ai su rester forte pendant tous les préparatifs des obsèques comme si je lui devais. Mais un mois et demi après, je suis en train de perdre pied. Tout le monde me dit de penser à mon bébé à venir mais rien à faire, quand je pense à lui, je pense à elle et je me sens mal. Je ne supporte plus de voir du monde, de voir les gens heureux, je fais un rejet de ma belle famille, par colère et sentiment injustice alors que je sais qu'au fond de moi, c'est mal et injuste également envers eux de me comporter ainsi, ils n'y sont pour rien et sont autant la famille de mon bébé que la mienne.
Mon témoignage ne vous sera probablement pas très utile mis à part de savoir que d'autres personnes connaissent votre situation ou presque. Moi ça m'aide un petit peu...

Bon courage à vous.
Fanny

Moka mer, 23/10/2019 - 21:45

Bonsoir Nanny80
Comment allez vous? Votre message est tres touchant. Vous devez être à présent nouvellement maman. L arrivée de ce petit ange doit être source de réconfort.
J ai eu mon second fils durant la maladie de maman. Elle nous a quittée lorsqu’il avait 6 mois. Un tremblement de terre...
Maman me manque énormément dans mon quotidien de mère. Ce manque peut venir très subitement, je ne le contrôle ni l anticipe. Parfois j aime à croire que c est une de ses visites qui me rend si fragile.
Mes fils m ont maintenu la tête hors de l eau ces derniers mois. Ils sont un moteur indéniable. Cependant ils sont aussi très consommateurs d énergie. Même si je n’ai pas à me plaindre de leur comportement. Et il est très difficile de faire son deuil lorsque l esprit et le corps sont tant sollicités par l arrivée d un bébé. Qu en est il pour vous ? Trouvez/ prenez vous le temps de vous concentrer sur vous même ?
Les mois ont passé depuis février... en effet le temps fait son œuvre peut être pas aussi vite qu on le souhaiterait cependant mais je commence à accepter l’idée de ne plus revoir maman. De ne plus Jamais lui parler autrement qu’intérieurement. Le fait d être maman est à double tranchant de mon point de vue. Nos enfants sont une force puissante et leur désir de vivre est communicatif par contre la peine que je ressens en pensant à l absence de ma mère Dans leurs vies me ronge. C’est terrible.
Les souvenirs deviennent de plus en plus clairs ils remontent de plus en plus loin. Les vielles photos de famille auxquelles je portais bien peu d intérêt m ont beaucoup aidé. Je les regarde longtemps Surtout celles qui me rappellent à ce que maman a été dans chaque phase de sa vie. Lorsqu’elle aussi elle était jeune maman. si belle si forte. Cette maman a mes yeux d enfant parfaite droite aimante... bref j ai eu bcp de chance. Même si maman n était pas non plus une femme sans caractère loin de la. Elle savait ce qu elle voulait et nous le faire rapidement comprendre. Combien de prises de nez ai je pu avoir avec ma mère...
Nous ne sommes jamais resté fâchées. Heureusement. Les regrets/ remords... sont aussi des sentiments bien compliqués à gérer après le départ de ceux qu on aime. C est une bonne leçon pour nous guider dans nos relations présentes et à venir avec nos enfants.
Je pourrais écrire des heures... pardonnez ce trop long message qui n à plus bcp de sens.

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