Bonjour Baradja ,
J'espere que tu vas bien .
Merci d'avoir transféré ce résumé de publication,
La radiothérapie stéréotaxique est déjà bien implantée en France : on me l'avait proposé (j'avais décliné en raison d'une vessie instable avant tout traitement ).
C'est sûr que 5 séances c'est mieux que 33.
Son principe paraît plus protecteur des organes de voisinages .
Néanmoins 2/3 choses m'étonnent dans cet article
Je n'ai toujours pas compris comment on peut classifier en T une prostate sans l'examiner complètement : moi meme entre la biopsie et l'histologie de la prostatectomie je suis passé de t2a a t2c.
Les informations sur les sequelles sont étonnantes : ok pour les 8% incontinents après radiothérapie mais quid des 48 % chez les prostatectomisés ?Ce chiffre est inhabituel.N'y aurait il pas un « biais « de recrutement ?Une virgule oubliée?
Quant aux fonctions sexuelles rien de nouveau : on sait que les irradiés n'y échappent pas .
Mais il est toujours bon de constater que les publications qui se succèdent confirment les resultats des traitements : cela veut bien dire que la vérité est là .
Cordialement
Marc
Dépêche intéressante de l'agence de presse médicale
BOSTON, 29 septembre 2026 - Il est possible de remplacer la chirurgie par une radiothérapie stéréotaxique pour les patients présentant un cancer de la prostate localisé à risque faible ou intermédiaire opérable, lefficacité à long terme étant comparable, selon une étude de phase III présentée lundi en session présidentielle du congrès de l'American Society for Radiation Oncology (ASTRO).
Dans ce contexte, "le choix du traitement est particulièrement important car ces hommes ne sont pas destinés à mourir de leur cancer, alors leur qualité de vie après traitement est un élément clé à prendre en compte dans la décision", a rappelé le Pr Nicholas van As du Royal Marsden Hospital NHS Foundation à Londres.
Pour cela, éviter la chirurgie semble préférable, mais il n'y avait jusqu'à présent pas d'étude randomisée comparant la prostatectomie radicale à son remplacement par une radiothérapie stéréotaxique.
C'était donc l'objet de l'étude britannique de phase III PACE-A, conduite auprès de 123 patients présentant un cancer de la prostate localisé (stade T1c-T2c) à risque faible ou intermédiaire (score Gleason ≤ 3+4, PSA ≤ 20) éligibles à la chirurgie, et randomisés entre la chirurgie et une radiothérapie stéréotaxique (à 36,25 Gy répartis en cinq fractions).
Après un suivi médian de huit ans, il n'y a aucune différence entre les deux groupes ni sur la survie globale, ni sur la survie sans récidive biochimique ou clinique.
À cinq ans, 98 % des patients des deux groupes étaient encore en vie et à huit ans, ils étaient 95 % parmi les patients irradiés et 92 % parmi les patients opérés.
En parallèle, 95% des patients irradiés et 94 % des patients opérés étaient encore en vie sans récidive biochimique ou clinique à cinq ans. Mais il y a à huit ans un léger bénéfice numérique en faveur de la radiothérapie (91 % vS 84 %), qui repose néanmoins sur un nombre faible d'événements et n'atteint pas la significativité statistique.
Les toxicités gastro-intestinales et génito-urinaires ont été aussi fréquentes dans les deux groupes.
Mais les patients opérés étaient bien plus nombreux après cinq ans à utiliser des protections urinaires (48% vS 8%). Ils présentaient également des fonctions sexuelles significativement moins bonnes que les patients irradiés.
Ces résultats viennent compléter ceux de l'étude PACE-B, conduite chez des patients avec un cancer de la prostate localisé à risque faible ou intermédiaire mais non éligibles ou refusant la chirurgie. Cette étude a montré l'efficacité de la radiothérapie stéréotaxique à cinq séances par rapport à une radiothérapie conventionnelle