Bonjour Vinie,
Je ne peux que compatir à votre désarroi avec cette annonce très difficile à encaisser. Cependant, il arrive que certains traitements ne fonctionnent pas mais que tout ne soit pas perdu pour autant.
Je vous en prie, votre mari et vous, restez mobilisés, car, tant que les médecins peuvent vous proposer d'autres traitements, pendant ce temps là, la recherche fait des progrès, et, même si on ne vise pas forcément la guérison, on peut viser la rémission et, la vie, c'est ici et maintenant.
Je sais d'expérience (si je viens sur ce forum, vous vous doutez bien que je sais de quoi je parle...), que l'on peut déjouer les pronostics les plus sombres, et que chaque jour est un nouveau jour.
Au lieu de penser à une fin terrible, profitez de chaque instant qui vous est donné.
Pensez à ceux qui meurt brutalement dans un accident, seul, sans personne à leurs côtés, sans avoir pu revoir ceux qu'ils aiment, sans avoir pu leur dire qu'ils les aimaient. C'est terrible ce que je vous dis, mais c'est la réalité : aujourd'hui vous êtes là, vous êtes deux, vous pouvez partager plein de belles choses et surtout le bonheur d'être ensemble. Essayez d'évacuer les pensées parasites (pas facile, on est d'accord), et gardez espoir. Etre là aux côtés de celui qu'on aime, juste lui tenir la main et lui dire qu'on l'aime et que ça va pas se passer comme ça, qu'on va remonter sur le ring et qu'on va taper dedans, parce que de toute façon, il n'y a pas d'autre option !
Revenez nous donner des nouvelles.
Bonjour à tous.
aujourd’hui, ce devait être le premier jour, de l’arrêt de la chimio après 4 cures de XELOX.
Ce devait être la place aux projets, à la joie, à la vie et à CE voyage que mon mari tenait à faire.
Durant son protocole de chimio , des métastases sont apparues : carcinose péritonéale disent les médecins.
Je vous laisse imaginer le moral de mon mari et le mien aussi.
Une nouvelle chimio est programmée vers le 12/13 août. FOLFIRI
Mon mari est dévasté, me dira hier soir qu’il se fait soigné juste parce que sinon je suis mal, mais que lui en a marre, qu’il veut que ça s’arrête.
Je trouve cela très culpabilisant.
Et en plus, j’ai la peur que faire une chimio sans y croire n’aide en rien.
On dirait qu’il a lâché.
Qu’il fait pour faire mais qu’il n’y croit plus.
En plus en début de parcours, on nous a souvent dit ou entendu dire qu’une fois le péritoine touché ou cette zone c’était sans issu.
J’ai 43 ans, lui 48 et cela m’est insoutenable d’imaginer ma vie sans lui.
Son médecin chirurgien m’a fait un mail y a 15 jours : votre mari a un cancer agressif
Depuis ces mots me hantent ….
SVP, j’ai besoin de vous. De vos témoignages.