Cancer du rein

le 13/04/2015

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Les reins situés de part et d’autre de la colonne vertébrale, sous les dernières côtes, ont pour principale fonction la filtration du sang, en éliminant par les urines l’excès d’eau et de sels mais aussi un certain nombre de substances comme certains médicaments ou la nicotine. Le cancer du rein, essentiellement des adénocarcinomes ou carcinomes à cellules claires, représente de 2 à 3% de l’ensemble des cancers, soit de 7 à 8 000 cas par an en France.

Facteurs de risque

Le principal facteur de risque est le tabagisme, le risque étant d’autant plus important que le tabagisme est important et ancien. L’obésité associée à une hypertension artérielle semble également augmenter le risque. Enfin, il existe des formes familiales liées à des mutations génétiques.

Symptômes

Les signes révélateurs d’un cancer du rein ne sont pas spécifiques. Il peut s’agir de sang dans les urines (hématurie), de douleurs lombaires ou d’une altération progressive de l’état général, classiquement avec un peu de fièvre. Parfois, la découverte est fortuite, à l’examen clinique quand la tumeur est suffisamment importante pour être palpable ou lors d’un examen, type échographie ou scanner abdominal.

Diagnostic

Le diagnostic de cancer du rein repose essentiellement sur l’échographie rénale et le scanner abdominal, ce dernier permettant en outre d’explorer les organes de voisinage et de faire un bilan d’extension de la tumeur. L’IRM est également utile dans ce bilan pour apprécier un éventuel envahissement vasculaire, notamment vers la veine cave inférieure, ou vers la glande surrénale qui coiffe le rein. En revanche, l’urographie intraveineuse a peu de place dans cette exploration. Ce bilan va permettre d’établir le diagnostic et de définir l’importance de la tumeur grâce à la classification TNM, T pour taille de la tumeur, N pour la présence de ganglions (Nodes en anglais) envahis et M pour métastase.

Quant au pronostic, il dépend surtout du stade du cancer. Mais dans les formes localisées, sans métastase, le pronostic est bon avec plus de 80% de survie à 5 ans.

Traitements

Le traitement est avant tout chirurgical, avec l’ablation du rein ; on parle de néphrectomie élargie quand le chirurgien retire le rein et la surrénale ; un curage ganglionnaire complète l’acte chirurgical. Parfois, quand la tumeur est bien localisée, une néphrectomie partielle peut être suffisante. Une chimiothérapie peut être entreprise quand il existe des métastases où un risque métastatique important. L’immunothérapie peut également être une option thérapeutique après la chirurgie. En revanche, la radiothérapie a peu d’efficacité sur le cancer du rein.

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