Actions pour les personnes malades

Deux années d'un partenariat réussi avec onCOGITE !

Depuis 2 ans, la Ligue contre le cancer et onCOGITE travaille main dans la main pour offrir un véritable accompagnement à la remédiation cognitive aux personnes touchées par la maladie. Récit d'un partenariat qui fonctionne, avec les témoignages de Séverine, qui a suivi les ateliers et de Virginie André, neuropsychologue pour onCOGITE.

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Visuel actu onCOGITE
Titre du bloc 205v

Quelques chiffres

Liste des chiffres-clés

2 300 personnes malades

ont pu bénéficier d’un accompagnement à la remédiation cognitive au travers de 17 000 séances suivies.

97 % des bénéficiaires

sont satisfaits de l’accompagnement proposé par onCOGITE : 94 % d’entre eux constatent des progrès notamment en termes de concentration et de mémorisation.

92 comités départementaux

ont au moins orienté une personne vers la plateforme d'accompagnement onCOGITE (contre 84 il y a deux ans).

Séverine, bénéficiaire de l'accompagnement

Séverine a suivi l'ensemble des ateliers proposés par onCOGITE, elle nous raconte.

« Lors des séances de sport adapté au comité, une des participantes a parlé d'onCOGITE. J'ai été voir Patricia pour me renseigner et la directrice du comité m'a reçu pour m'expliquer les ateliers et me donner un code pour me connecter.

J'ai décidé de m'inscrire à ces ateliers car après les traitements (chimio, thérapie ciblée, radiothérapie, hormonothérapie) et les différentes interventions chirurgicales avec anesthésie générale, j'ai constaté de nombreux oublis. Je souhaitais travailler et bénéficier d'un accompagnement pour retrouver ma mémoire.

Chaque semaine, j'ai participé aux différentes séances et j'ai eu la chance d'être suivi par la même neuropsychologue. C'est plus facile pour le suivi, car elle nous reconnaît. Les autres participants étaient en grande partie les mêmes et il y avait une entraide entre nous. Tous m'ont redonné confiance et ils m'ont donné des astuces pour mémoriser les 15 noms et prénoms d'un diaporama. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il n'y a aucune obligation de résultat ni aucune remarque désagréable sur nos échecs. La neuropsychologue est dans le conseil et dans la bienveillance. Les réussites ne l'intéressent pas, le plus important pour elle et que l'on travaille au mieux notre cerveau.

Les ateliers sont riches, variés et denses, et diffèrent à chaque séance. Il y a des exercices que je préférais et d'autres que j'aimais moins. La diversité permet à chaque participant d'apprécier au moins un exercice sur la séance d'1h30. Nous pouvions aussi faire des ateliers seuls sur onCOGITE, à notre rythme.

Grâce aux ateliers, j'ai repris confiance en moi. J'ai appris des stratégies pour m'aider au quotidien avec des exercices de mémoire : liste de courses, rendez-vous, etc. J'ai l'impression de moins oublier. Je n'étais pas seule à avoir ces soucis de mémoire. Les neuropsychologues sont très gentilles et elles sont de très bons conseils et toujours souriantes. »

Un partenariat fort de sens

50 % des personnes malades suite à leur cancer connaissent des difficultés de mémorisation, de concentration, d’attention, elles cherchent leurs mots et/ou ont du mal à s’organiser. Ces troubles cognitifs liés à la maladie et aux traitements ne sont pas une fatalité mais il existe peu de dispositifs de remédiation cognitive adaptés et accessibles financièrement. 

L'accompagnement proposé par oncOGITE et la Ligue contre le cancer continue de croître puisqu'en 2025, le nombre de personnes malades orientées et inscrites sur la plateforme onCOGITE a augmenté de 30 %, ce qui témoigne d'un vrai besoin. 

Le soutien financier apporté par la Ligue a permis à onCOGITE d’accueillir et d’accompagner toutes les personnes orientées par les comités départementaux dans des conditions optimales et adaptées : le nombre d’ateliers et de séance proposés sur l’année a augmenté et 10 nouvelles neuropsychologues ont été recrutées et formées.

Virginie André, neuropsychologue

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Verbatim Virginie André onCOGITE

Virginie André, neuropsychologue

Échange avec Virginie André, qui accompagne les personnes atteintes d'un cancer depuis fin 2022.

Depuis combien d’années êtes-vous neuropsychologue pour onCOGITE, et qu’est-ce qui vous a donné envie de le devenir ?

« Je suis psychologue pour le comité de la Haute-Vienne depuis 2017 qui propose, dans leur offre de soins de support, du soutien psychologique aux personnes malades et à leurs proches. Nous avons eu l'idée de développer les ateliers de remédiation cognitive dans la mesure où nous avions pris la mesure de l’impact du cancer et ses traitements sur les processus cognitifs et par extension, sur la problématique du maintien et du retour à l'emploi des personnes touchées par la maladie. Le comité m’a salarié en 2023 en tant que psychologue en charge du programme Lig’Entreprises. En parallèle, j'anime des ateliers onCOGITE, ce qui est très complémentaire en termes d'approche global de la thématique Cancer et Emploi, et qui favorise la connaissance de l’existence de la méthode onCOGITE. »

En quoi ces ateliers sont différents d’autres formes d’accompagnements ?

« Cela dépend de ce que l'on entend par autre forme d'accompagnement. En comparaison au groupe de parole par exemple, les participants sont tous là pour la même raison, à savoir : avoir ou avoir eu un cancer, ils le savent mais n'échangent pas nécessairement sur ces difficultés-là. Ils assistent aux ateliers pour se "remuscler" le cerveau. Un groupe de pairs les aide à se sentir moins seuls dans ces difficultés invisibles et à se reconnaître lorsque certains d’entre eux évoquent qu’ils n’arrivent plus à lire un livre, à se concentrer longtemps, à ne pas perdre le fil d’une conversation, oublient vite les choses… En revanche ce qui est similaire avec d'autres formes d'accompagnement, c'est l'objectif d'améliorer le quotidien des participants.  »

Quelles sont les spécificités à prendre en compte lorsque l’on suit des personnes atteintes de cancer ?

« Ils sont parfois difficiles à prendre en compte. Il existe un paradoxe entre le soulagement de ne pas être seul dans ces difficultés cognitives, la sensation presque euphorisante de ne pas être "fou" ou "folle", en regard de ce que leurs proches peuvent leur laisser entendre, sans vouloir mal faire mais en pointant les petits oublis, les choses qui sont répétées plusieurs fois à la même personne, la perte récurrente des fils de conversation…. et la sensation que la maladie leur a encore pris quelque chose. »

Avez-vous une liberté pour animer ces ateliers ?

« Il y a une grande liberté pour l'animation des ateliers dans un cadre strict qui est nécessaire pour mener à bien une remédiation cognitive efficace. Il est primordial d'accompagner les participants du début de leur parcours jusqu'à la fin des séances en visio et de le faire de façon individuelle. Il est possible pour tous les animateurs onCOGITE de rester un certain temps en entretien individuel avec un ou plusieurs "cogiteurs" pour leur donner des conseils personnalisés. La liberté est donc ici, dans la pratique clinique des animateurs et sur leur façon d’animer les séances. Ce n’est pas aisé au début, d’autant que les dynamiques des groupes ouverts peuvent être totalement différentes d’un atelier à l’autre. »

Plus personnellement, qu’est-ce que cela vous apporte de faire partie de ce programme de soutien aux personnes malades ?

« C'est très gratifiant même si ce n'est absolument pas le but premier. Ce qui est intéressant, c'est d'avoir le témoignage des "cogiteurs" sur les bienfaits que leur a prodigué le parcours de remédiation. Le partage entre les participants qui peut exister au sein des ateliers est aussi quelque chose de remarquable et aide les nouveaux arrivants à ne pas se décourager. Il y a une forme de réassurance de la part des anciens participants qui peuvent témoigner et leur dire qu'il est vraiment possible de dissiper le brouillard cognitif grâce à la méthode onCOGITE. »

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