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Le dépistage organisé, première arme anticancer

Au regard de l’évolution du nombre de cancers en France, 433 136 cas estimés en 2023, le dépistage est la première arme anticancer. Le dépistage permet un diagnostic précoce de la maladie, en identifiant un état précancéreux ou un marqueur de risque d’apparition de la maladie cancéreuse (comme la présence de sang dans les selles). Un diagnostic précoce de la maladie permet de mettre en place rapidement une réponse thérapeutique adaptée au cancer ou à son état pré-cancéreux, ce qui permet d’améliorer le pronostic du cancer et de diminuer sa mortalité. En ce sens, des actions préventives ainsi qu’une surveillance de l’état de santé seront également mises en œuvre.

Le dépistage peut être réalisé dans un cadre individuel (ou spontané) ou dans un cadre organisé par les pouvoirs publics sur invitation (nommé dépistage organisé).

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Le dépistage organisé en France
Organiser un dépistage organisé
Publics concernés
Le dépistage organisé en France

Le dépistage organisé en France

En France, 3 cancers bénéficient d’un dépistage organisé : 

  • Le dépistage du cancer du sein : depuis 2004 les femmes de 50 à 74 ans sont invitées, tous les deux ans, à se faire dépister (une mammographie et examen clinique pris en charge à 100%, complétés si nécessaire par une échographie qui, elle, sera remboursée dans le cadre habituel des examens). En cas de facteur de risque autre que l’âge (antécédent familial notamment), le professionnel de santé proposera un dépistage et un suivi spécifique avant l’âge de 50 ans. 
     
  • Le dépistage du cancer colorectal : depuis 2010 les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont invités, tous les deux ans, à réaliser à domicile un test de recherche de sang dans les selles. En cas de résultat positif une coloscopie est nécessaire pour visualiser la cause du saignement ; faire des prélèvements (biopsies) ou retirer les lésions à risques, précancéreuses ou cancéreuses pouvant se révéler. En cas d’antécédents personnels ou familiaux, la surveillance et recherche de cancer se fait hors du cadre du dépistage organisé et débute souvent plus tôt, par une coloscopie recommandée tous les cinq ans. 
     
  • Le dépistage du cancer du col de l’utérus : depuis 2018 les femmes de 25 à 65 ans sont invitées à se faire dépister (test de dépistage cervico-utérin) :
    • Entre 25 et 29 ans avec un examen cytologique qui permet de repérer des lésions précancéreuses. Cet examen cytologique, si les résultats sont normaux après deux premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle, est pratiqué tous les 3 ans jusqu’à 30 ans ; puis de 30 ans à 65 ans, tous les 5 ans, un test HPV est proposé. Il permet de dépister la présence d’un type de papillomavirus prédisposant au cancer et nécessite également un frottis en cas de test positif.
Organiser un dépistage organisé

Organiser un dépistage organisé

La décision d’organiser un dépistage à l’échelle d’une population est un choix économiquement coûteux et basé sur un raisonnement éthique qui nécessite d'évaluer les bénéfices attendus et les risques encourus par les examens (balance bénéfices/risques).  

Sa mise en place repose sur la validation de différentes conditions :  

  • une maladie à évolution connue et si possible longue pour lesquels des états précurseurs du cancer sont connus, identifiés et traitables ; 
  • une importance en termes de santé publique par la gravité ou par le nombre de personnes concernés ; 
  • l'existence d’un test de dépistage performant. L’examen doit être fiable, distinguer au mieux les personnes malades et les non malades, peu invasif, acceptable par la population, et d’un coût supportable par notre système de santé ; 
  • disponibilité d’un traitement efficace pouvant réduire la mortalité et que les moyens de prise en charge en qualité et quantité soient disponibles.  
  • une volonté d’accroitre l’accessibilité du dépistage au-delà du dépistage spontané et de réduire les inégalités pour faciliter le traitement des personnes les plus éloignées des dispositifs de soins. 
  • la mise en place d’un dispositif garantissant l’évolution des techniques vers les plus performantes et les mieux évaluées, garantissant un contrôle de qualité et un suivi programmé au mieux de l’intérêt des patients.
Publics concernés

Publics concernés

Les dépistages organisés sont des examens de détection pour les personnes d’une tranche d’âge définie ne présentant pas de symptômes spécifiques ou certains antécédents. 

Pour les personnes présentant des risques particuliers individuels, des antécédents familiaux, ou des symptômes, des examens spécifiques peuvent être prescrits. On est alors dans une démarche de surveillance particulière, ou de diagnostic.

Le dépistage n’est pas un examen de diagnostic. Lorsque le résultat d’un test est positif, un examen diagnostique, ainsi que des prélèvements et analyse des cellules et tissus concernés (examen anatomo-cyto-pathologique) permettront de poser un diagnostic de cancer.

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