Prévenir et promouvoir la santé
Dépistage

Du dépistage au diagnostic : le parcours d'Odile

Recevoir une invitation au dépistage organisé du cancer du sein peut sembler anodin. Pourtant, ce courrier a parfois un rôle décisif. Pour Odile, aujourd'hui âgée de 71 ans, il a été le déclencheur d'une mammographie repoussée, qui a permis de détecter un cancer du sein avant même l'apparition de symptômes.
 
Entretien avec Odile, dont le parcours illustre toute l'importance du dépistage organisé. À travers son témoignage, elle rappelle qu'un examen réalisé à temps peut parfois sauver une vie.
Image
Odile témoignage

Témoignage

Une invitation qui a tout changé

 
Le témoignage d'Odile met en lumière l'importance du dépistage organisé du cancer du sein. En détectant des tumeurs impossibles à identifier par simple palpation, la mammographie lui a permis d'être prise en charge précocement. Son expérience rappelle que le cancer du sein se soigne d'autant mieux qu'il est diagnostiqué tôt.

Une invitation qui arrive au bon moment

Odile a vécu une grande partie de sa vie en Afrique, où son mari travaillait dans l’humanitaire et où elle exerçait dans l’enseignement. À l’approche de ses 50 ans, son gynécologue lui recommande de réaliser une mammographie lors de son retour en France.
 
« Peu après mon arrivée, une gynécologue m’a également prescrit une mammographie. J’ai rangé l’ordonnance... puis je l’ai oubliée. Presque un an plus tard, je ne l’avais toujours pas faite. Lorsque j’ai reçu l’invitation au dépistage organisé, je me suis dit : “Ah oui, il faut que je fasse ça !” »
 
Comme beaucoup de femmes, Odile reconnaît qu’elle avait tendance à repousser cet examen malgré les recommandations des médecins.
« J’avais l’intention de la faire, mais je remettais toujours à plus tard. Le fait de recevoir l’invitation m’a aidée à passer à l’action. »
 

« Dans ma tête, le cancer n’arrivait qu’aux autres »

Le jour du rendez-vous, Odile se rend à sa mammographie sans inquiétude particulière.
« Même lorsque la manipulatrice m’a annoncé que le radiologue souhaitait compléter l’examen par une échographie, je n’étais pas alarmée. Je ne pensais pas que cela pouvait être grave. »
 
Le diagnostic tombe pourtant rapidement.
« Le radiologue m’a expliqué qu’il y avait deux masses suspectes et qu’il était presque certain qu’il s’agissait d’un cancer. J’ai été assommée par la nouvelle. »
 
Face à ce choc, elle garde toutefois le souvenir d’un accompagnement particulièrement humain.
« Il m’a proposé une biopsie le soir même et a pris le temps de répondre à toutes mes questions. Ma gynécologue a ensuite organisé les rendez-vous nécessaires. À partir de ce moment-là, je me suis sentie entourée et accompagnée. »
 

Un dépistage qui a joué un rôle décisif

Avec le recul, Odile mesure pleinement l’importance qu’a eue cette mammographie dans son parcours.
«

Le radiologue comme l’oncologue n’ont jamais réussi à trouver les tumeurs à la palpation, même en sachant où chercher. Sans la mammographie, elles seraient probablement restées invisibles pendant plusieurs mois. »

 

Un message à toutes les femmes invitées au dépistage

Si la mammographie n’est pas un examen particulièrement agréable, Odile estime que ses bénéfices dépassent largement cet inconfort passager.
 
« Une mammographie ne dure que quelques minutes et elle permet parfois de découvrir des tumeurs encore trop petites pour être détectées autrement. Le cancer du sein se soigne beaucoup mieux lorsqu’il est pris à temps. »
Elle conclut avec humour :
 
« Ça vaut la peine de se faire écraser les seins dans une machine si cela peut nous sauver la vie ! »
 

J’ai eu beaucoup de chance et c’est probablement grâce à la mammographie de dépistage que je suis encore là aujourd’hui.

FacebookTwitterLinkedInPrint

D'autres actualités qui pourraient vous intéresser