Prostatectomie , radiothérapie de rattrapage classique , pas de métastase avec un PSA qui augmente quelle suite ?

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lisieux

Synthèse 
Juin 2018 prostatectomie radicale pour adénocarcinome prostatique (Gleason score 7 (4,3) ISUP3 grade group3 PT2CNXR0.

PSA stable entre 0,02 et 0,05  jusqu'en 2025
En mai 2025 0,53 ng/m

Radiothérapie de rattrapage classique 33 séances  dosage 66Gy,  fin des séances début  août en  2025
Début novembre 2025 dosage PSA  0.959 ng/ml vélocité 0.98 ng/ml/an  

Résultat plutôt négatif , j'attendais 0,01 vélocité proche de 0

J'aimerais savoir si d'autres personnes étaient ou sont dans ce cas là

un retour d'expérience

Merci 
 ,

 

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VINCENTP

Partage du Post LinkedIn du Dr Nathaniel Scher 01/2026 :

Radiothérapie stéréotaxique: et si retarder le traitement systémique devenait une stratégie à part entière ?

Pendant longtemps, le traitement systémique a été considéré comme incontournable dès l’apparition de métastases.
Mais le concept d’oligométastatique a profondément changé notre approche.

👉 Une revue systématique et méta-analyse internationale vient d’etre publiée dans JAMA Network Open apporte un éclairage majeur sur le rôle de la radiothérapie stéréotaxique (SBRT) seule, sans traitement systémique d’emblée.

📊 Les résultats clés:
    •    Près de 70 % des patients restent sans traitement systémique à 1-2 ans après SBRT
    •    Des résultats particulièrement marqués dans:
    •    🔹 le cancer du rein (STFS ~87 %)
    •    🔹 le cancer de la prostate (STFS ~78 %)
    •    Une toxicité sévère rare
    •    Une qualité de vie globalement préservée

🎯 Ce que cela change en pratique:
    •    La SBRT n’est plus seulement un traitement local, mais un outil stratégique pour:
    •    différer les effets indésirables des traitements systémiques
    •    préserver la qualité de vie
    •    respecter les préférences des patients
    •    Une approche particulièrement pertinente chez des patients sélectionnés, dans une logique de médecine personnalisée et de décision partagée.

🔁 La possibilité de répéter la SBRT en cas de progression limitée renforce encore cette stratégie de séquençage thérapeutique.

📌 Message clé:
Dans certains cancers oligométastatiques, la question n’est plus seulement quoi traiter, mais aussi quand traiter.

📚 Référence:
Willmann J. et al. Stereotactic Body Radiotherapy Without Systemic Therapy for Oligometastatic Cancer. JAMA Network Open, 2025.

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Covo

Bonjour Vincent,

Merci pour l’article concernant la radiothérapie stéréotaxique.

Je viens de quitter l’oncologue. Ce qu’il m’a dit n’est pas éloigné de ce que tu m’as rapporté. Selon lui, aux valeurs du PSA inférieures à 0.1, deux prélèvements effectués le même jour peuvent donner des valeurs complètement diffrentes. Il ne considère la cinétique du PSA que pour des valeurs au dessus de 0.15. De toute façon, il n’évoque aucune suite avant que le PSA ne franchirsse la valeur de 0.2.

Prochain contrôle dans 3 mois.

Pour ma part, si le PSA franchit 0.1 au prochain contrôle comme je le soupçonne, je me renseigne sur les modalités de prendre un second avis auprès d’un centre qui propose la radiothérapie stéréotaxique. Cela, même si je dois attendre que le PSA soit assez haut pour que l’imagerie puisse identifier les foyers résiduels. Une hormonothérapie à vie me fait trop peur. Rien que d’y penser, j’ai mal.

Pour info, j’ai 60 ans. Pour le moment, je n’ai que des fulgurances d’érection qui laisse présager que cà pourrait revenir. Mes soucis sont, pour le moment, orientés sur la maladie.

Merci encore, Vincent.

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VINCENTP

Avec plaisir et merci pour ton retour. Je comprends vraiment ta peur de l’hormonothérapie. On est nombreux à avoir trouvé cette période très éprouvante, physiquement et moralement. Ce n’est pas un détail, et je suis comme toi à la redouter.

Mais aujourd’hui, tu n’y es pas, rien dans ta situation actuelle ne dit que tu y retourneras, encore moins “à vie”. On parle d’un PSA à 0,08, dans une phase post-radio avec une testostérone qui revient. Ce n’est pas le tableau d’une maladie incontrôlée ou incontrôlable.

L’hormono, c’est une option parmi d’autres, utilisée quand il n’y a pas mieux. La médecine évolue, les stratégies se personnalisent de plus en plus, et dans les approches plus modernes, ce type de traitement n’est plus déclenché sur un simple frémissement de PSA. Pour l’instant, ton rôle, comme le suggère ton urologue, c’est de surveiller et pas d’anticiper des scénarios lourds qui ne sont pas à l’ordre du jour. Ne te projette pas trop vite dans ces scénarios, tu vas te faire plus de mal que de bien. Et puis, si un jour ce traitement devait être discuté, ce ne serait pas dans le vide, ce serait réfléchi, expliqué, pesé, avec des alternatives possibles.

Pour ma part, départ demain pour la capitale pour la 2eme séance, j’ai marché plus de 10 km pour minimiser les effets, aucune sensation particulière suite au 1er tir, pas de raison que ce ne changé ;)

À bientôt 

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Covo

Bonjour Vicent,

Comment allez-vous? Est ce que l'évolution de votre PSA a fini par fléchir après le dernier traitement qui a été appliqué. Merci pour votre réponse car mon cas suit vraissemblablement le vôtre.

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VINCENTP

Bonjour Covo,

Je vais bien merci et comptais donner de mes news fin mai après un nouveau dosage et un nouveau TEP.

Alors non, le PSA n'a pas fléchi par rapport au dernier dosage datant de 11/2025, mais la stéréotaxie n'avait débuté que fin janvier. Au regard de la cinétique des mois précédents ce dernier dosage, il est probable que ce taux post radio reste potentiellement en baisse par rapport à un dosage qui aurait été fait juste avant le traitement... je ne sais pas si je suis clair.

Donc pour connaître vraiment le sens exact de la courbe et l'inflexion possible, nous projetons avec mon équipe médicale un nouveau dosage fin mai, accompagné d'un TEP PSMA. Ce dernier permettra soit de valider que le micro foyer au fémur est bien "nettoyé", soit d'en déceler un nouveau (voire plusieurs, ce qui serait plus embêtant) si le taux repartait à la hausse.

J'apprends vraiment à vivre "avec" ces éventualités, avec cette forme de surveillance, calmement, sereinement. Compte tenu de mon profil, des armes existent toujours pour combattre de potentielles et probables reprises, tout en retenant que mon profil, justement, n'est pas celui de voir sa situation devenir catastrophique en quelques mois.

De mémoire, je ne sais plus exactement où tu en étais dans ton parcours : avais-tu déjà eu une radiothérapie de rattrapage “classique” avant cette nouvelle évolution du PSA ? N’hésite pas si tu veux m’en dire un peu plus.

Bon courage à toi

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Covo

Bonjour Vincent,

Après radiothérapie de rattrapage, la montée du PSA se confirme tous les trois mois. 0.04;0.08(testostérone 18, normal) et dernièrement 0.15 (testostérone 22, niveau très haut). C'est la surveillance active maintenant avant imagerie puis un autre traitement que j'espère radiothérapie stéréostaxique (le centre qui me suit dispose d'un équipement semble t-il) et non hormonal. Moral très bas.

Bonne journée et à plus.

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VINCENTP

Bonjour Covo

Je comprends que le moral soit bas, malheureusement nous sommes nombreux ici à passer par ces phases de découragement quand le PSA recommence à bouger malgré tout ce qui a déjà été fait.

Mais honnêtement, en te lisant, je trouve qu’il y a aussi plusieurs éléments plutôt rassurant dans ton parcours à ce stade.

Déjà, les valeurs restent encore faibles, avec une évolution qui semble relativement lente et surveillée de près. Ensuite, ta testostérone est revenue à un très bon niveau, ce qui est plutôt le signe d’un organisme qui a bien récupéré sur le plan hormonal après les traitements. Et surtout, tu sembles suivi dans un centre disposant aujourd’hui d’outils modernes d’imagerie et de traitements ciblés, ce qui change énormément de choses par rapport à il y a quelques années.

Je comprends aussi ton souhait d’éviter l’hormonothérapie le plus longtemps possible. Beaucoup d’équipes essayent désormais, quand c’est possible, de privilégier des approches focales type stéréotaxie lorsqu’un nombre limité de foyers est identifié.

Le plus difficile psychologiquement, je trouve, c’est cette période intermédiaire : le PSA monte, mais pas encore suffisamment pour avoir une image claire et agir concrètement. On a alors l’impression d’attendre avec une épée au-dessus de la tête. Avec un peu de recul, j’ai appris que cette phase de surveillance fait aussi partie du parcours et qu’elle ne signifie pas forcément une évolution rapide ou catastrophique.

Continue surtout à vivre, à bouger, à garder des projets. Le mental prend des coups dans ces moments-là, mais nos profils restent souvent compatibles avec des années de contrôle et d’adaptation thérapeutique progressive.

Bon courage à toi, vraiment.

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Covo

Bonjour Vincent,

Juste pour information. Selon l'oncologue, tant que la testostérone est dans une phase ascendante après hormonothérapie, le signal apporté par le PSA est peu significatif sauf si la croissance du PSA se fait avec une pente très élévée. Il ne sera significatif que si la testostérone reste à  peu près stable sur deux contrôles (3 mois pour mon cas). Le prochain PSA sera, selon lui, décisif. Le mien ne s'est pas stablisé pendant 8 mois à partir de la date théorique de la fin de l'hormonothérapie. Qu'en penses-tu?

Sans me faire d'illusion, je me prépare déjà pour affronter la suite bien que cette situation ne soit pas simple à gérer psychologiquement.

J'espère te lire très prochainement si tu as du nouveau.

Merci beaucoup.

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VINCENTP

Bonjour Covo,

Désolé tout d'abord d'avoir pris du temps à te répondre.

Je pense ensuite que ton oncologue a une analyse plutôt logique et cohérente avec ce qu’on lit souvent dans nos situations post-hormonothérapie. Tant que la testostérone remonte encore, elle peut effectivement “tirer” mécaniquement un peu le PSA vers le haut, sans que cela traduise forcément immédiatement une reprise évolutive clairement installée. C’est d’ailleurs ce qui rend cette période assez difficile à interpréter… et psychologiquement fatigante aussi.

Dans mon cas, la remontée hormonale a également compliqué la lecture des premiers dosages, avec beaucoup de questions et d’interprétations possibles à chaque contrôle. Je pense malgré tout qu’il faut rester prudent avec le mot “décisif” pour un seul PSA. Bien sûr, un contrôle supplémentaire apporte des informations importantes sur la tendance, surtout si la testostérone se stabilise enfin, mais nos courbes restent souvent plus complexes qu’un simple verdict binaire.

Peut-être que le Dr Marceau me contredira, mais le plus important, à force d'écouter ceux qui me suivent, c’est d’observer la dynamique globale, la vitesse réelle d’évolution (cinétique), et surtout ce que montreront éventuellement les imageries modernes derrière.

Je comprends aussi très bien ce que tu dis sur le fait de te préparer psychologiquement à la suite. Avec le temps, j’ai appris qu’on finit un peu tous par développer cette forme d’anticipation mentale pour moins subir les annonces éventuelles. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut déjà considérer que tout est joué. Et même lorsqu’une reprise évolutive se confirme, il existe aujourd’hui des approches beaucoup plus progressives, ciblées et personnalisées qu’autrefois.

J’espère aussi pouvoir te donner bientôt des nouvelles un peu plus concrètes de mon côté après mes prochains examens.

Bon courage à toi

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VINCENTP

Bonjour TAMBO,


 

Merci pour ton message, qui me touche forcément, et je comprends à quel point ce que tu traverses peut être éprouvant.

Juste une piste, si tu me permets : tu sembles très bien suivi sur le plan des examens, mais as-tu eu l’occasion de demander un avis complémentaire dans un centre plus spécialisé en stratégies modernes (radiothérapie de précision, stéréotaxie, etc.) ?

Aujourd’hui, il existe des approches qui permettent parfois de cibler précisément des métastases osseuses par stéréotaxie, sans basculer d’emblée dans une hormonothérapie lourde. C’est de plus en plus proposé aux patients jeunes ou en bonne forme, comme toi.

Parfois, un deuxième regard dans un centre expert (Hartmann, Gustave Roussy, Curie, Hospices civils de Lyon, etc.) peut ouvrir des perspectives qu’on ne nous a pas forcément présentées au départ.

Tu as encore toutes les raisons de croire qu’il y a des cartes à jouer, même maintenant. Et rien ne t’empêche d’interroger une autre équipe pour en discuter librement.

Fraternellement,

Vincent


 

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