Cancer du pancréas

le 13/04/2015

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Le cancer du pancréas touche plus d'hommes que de femmes. Il survient le plus souvent après 55 ans.

Une consommation chronique et excessive d'alcool est sans doute le facteur de risque le plus sérieux. Toutefois, ce cancer peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu.

Les signes cliniques sont généralement tardifs, dominés par l'altération de l'état général, les douleurs abdominales, éventuellement un ictère.

Le pronostic dépend de l'étendue de la tumeur, de son type et de la qualité de l'acte opératoire.

Le traitement repose avant tout sur la chirurgie ; une chimiothérapie peut être proposée en complément, de même qu'une radiothérapie, notamment à visée palliative. 

Mieux connaitre

Le pancréas est une glande située dans l'abdomen, derrière l'estomac.

Cet organe est doté de deux fonctions importantes :

  • la première, dite exocrine, est la production de sucs qui participent à la digestion et qui se déversent dans l'intestin, au niveau du duodénum (portion de l'intestin faisant immédiatement suite à l'estomac et en amont du jéjunum, premier segment de l'intestin grêle) par le canal de Wirsung.
  • Le seconde, dite endocrine, est la production d'insuline, hormone produite par les îlots de Langerhans et directement déversée dans le sang.
    Le pancréas se compose anatomiquement de trois parties, de gauche à droite, la queue, le corps et la tête du pancréas.

Types de cancers

La plupart des cancers du pancréas sont des adénocarcinomes, se situant volontiers au niveau de la tête du pancréas.

Plus exceptionnellement, il peut s'agir d'un cystadénocarcinome ou de tumeurs intracanalaires papillaires-mucineuses.

Facteurs de risque

Le cancer du pancréas touche plus souvent l'homme que la femme ; son âge de survenue se situe généralement après 55 ans, le pic se situant entre 60 et 70 ans.

Parmi les facteurs de risque de ce cancer, on peut citer l'alcool. Il peut être responsable d'une pancréatite chronique, laquelle peut faire au bout de quelques années le lit du cancer du pancréas. On a également incriminé comme facteurs de risque un régime trop riche, notamment en graisses animales, un diabète non insulinodépendant. En réalité, les facteurs de risque sont assez mal connus.

Prévention

La seule prévention possible du cancer du pancréas consiste à éviter les facteurs de risque connus comme pouvant le favoriser, en particulier l'abus chronique d'alcool ou une alimentation particulièrement riche en graisses animales. Mais le cancer du pancréas peut survenir en l'absence de tout facteur de risque connu et il n'y a alors pas de prévention efficace.

Diagnostic

Il n'y a pas d'examen de dépistage systématique qui puisse être proposé face à ce cancer. Sa traduction clinique est habituellement tardive, donc à un stade évolué de la maladie, marquée principalement par une altération de l'état général, un amaigrissement, des douleurs abdominales. Un ictère (coloration jaune de la peau, du blanc des yeux) peut également apparaître si le cancer survient au niveau de la tête du pancréas et comprime le canal qui normalement assure l'écoulement de la bile.

Ce sont les examens d'imagerie médicale qui feront le diagnostic, notamment l'échographie abdominale et la tomodensitométrie (scanner). D'autres examens peuvent être utiles, en particulier dans un contexte pré-opératoire : endoscopie rétrograde (qui consiste à opacifier les canaux pancréatiques en y injectant un produit de contraste au cours d'une endoscopie), artériographie. Ces derniers examens sont surtout utiles au chirurgien afin de lui permettre d'évaluer si la tumeur peut, ou non, être retirée chirurgicalement.

Il existe également des marqueurs biologiques, notamment l'antigène CA19.9 dont l'élévation du taux sérique est présente dans 80 % des cas car il s'agit le plus souvent de tumeurs déjà volumineuses. Le CA19.9 n'est pas sensible pour la détection des petites tumeurs.

Cependant, sa valeur prédictive positive est faible : une cholestase, même due à une affection bénigne, peut être associée à une élévation parfois majeure du CA19.9. Ces données expliquent pourquoi, globalement, l'utilité diagnostique de ce marqueur est faible.

Traitements

Le principal traitement est la chirurgie. L'objectif est d'assurer l'exérèse de l'ensemble de la tumeur, ce qui n'est malheureusement pas toujours possible. Le meilleur cas est celui d'un cancer localisé de la tête du pancréas, de moins de 2 cm, ce qui ne concerne que 10 % de l'ensemble des cas. L'intervention est alors soit une pancréatectomie totale, soit une duodénopancréatectomie céphalique. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent venir en complément de la chirurgie.

Parfois, la tumeur est inextirpable et la chirurgie ne pourra qu'être palliative. Le chirurgien s'évertuera alors à assurer le meilleur confort de vie au patient en assurant la levée des obstacles dus à l'envahissement tumoral.

Mais le cancer du pancréas reste de pronostic assez sévère, même s'il y a des progrès avec de nouvelles chimiothérapies. Il faut noter que pour les tumeurs dont l'origine est le pancréas endocriné le pronostic est meilleur.

Suivi

Si l'acte chirurgical comprend la pancréatectomie totale, le patient devra recevoir des enzymes pancréatiques par voie externe, autrement dit sous forme de médicaments absorbés au cours des repas. Et bien entendu, le diabète résultant de l'absence de sécrétion d'insuline devra faire également l'objet d'un traitement spécifique.

Si l'acte chirurgical a permis d'obtenir une exérèse satisfaisante du tissu tumoral, une surveillance régulière sera ensuite nécessaire afin de s'assurer qu'il n'y a pas de reprise locale ou à distance du processus néoplasique.

Si la tumeur n'était pas extirpable, les suites seront surtout celles d'un traitement palliatif, chimiothérapie et radiothérapie ayant ici démontré leur intérêt.

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