Prévention

HPV : pourquoi la vaccination reste essentielle

Les bénéfices de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) ont longtemps été mesurés à travers la diminution des infections, des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus. Deux études récentes viennent renforcer les connaissances scientifiques sur ses bénéfices : l'une apporte de nouvelles données sur son impact potentiel sur la mortalité, tandis que l'autre confirme l'importance de vacciner le plus tôt possible[1][2].

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Visuel actu HPV

De nouvelles données encourageantes

Une étude publiée dans The Lancet a analysé l'évolution de la mortalité par cancer du col de l'utérus en Angleterre depuis l'introduction de la vaccination HPV en 2008. Les chercheurs ont observé une forte diminution des décès dans les générations les plus jeunes ayant bénéficié de la vaccination[1].

Ces résultats s'ajoutent à de nombreuses données montrant déjà que la vaccination permet de prévenir les infections à HPV, les lésions précancéreuses et les cancers du col de l'utérus[1].

Pourquoi faut-il vacciner le plus tôt possible ?

Une étude suédoise réalisée auprès de plus de 2 millions de jeunes femmes confirme que la vaccination est particulièrement efficace lorsqu’elle est réalisée avant 15 ans. La protection reste importante lorsqu’elle est effectuée plus tard, mais son efficacité diminue progressivement avec l’âge au moment de la vaccination. Une vaccination jeune a un impact sur les lésions cancéreuses invasives. 

Ces résultats rappellent l’importance de protéger les jeunes avant leur exposition au virus. Ils renforcent l’intérêt des stratégies de vaccination ciblant les adolescents.

Le cancer du col de l’utérus n’est pas une fatalité

Grâce à la vaccination contre les HPV et au dépistage, une grande partie des cancers du col de l’utérus peut être évitée. Les nouvelles données scientifiques montrent que l’élimination de ce cancer comme problème majeur de santé publique devient un objectif réaliste dans les pays où la couverture vaccinale est élevée.

[1] Sasieni P, Falcaro M. Cervical cancer mortality trends following HPV vaccination in England, 2001-24: an analysis of population-based mortality data. The Lancet. 2026.
[2] Wu S, Ploner A, Astorga Alsina AM, et al. Effectiveness of quadrivalent human papillomavirus vaccination against high-grade cervical lesions by age and doses: a population-based cohort study. The Lancet Regional Health Europe. 2025.

La vaccination HPV en France

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France

La vaccination HPV en France

Le calendrier vaccinal recommande la vaccination :

  • de 11 à 14 ans : 2 doses ;
  • de 15 à 26 ans : rattrapage vaccinal en 3 doses.

 

La vaccination peut être prescrite et administrée directement par les médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmiers, sans ordonnance préalable.

Le cancer du col de l’utérus est quasi toujours attribuable à une infection durable par le HPV. 

La vaccination réalisée avant 15 ans offre la meilleure protection.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les cancers du col de l’utérus pourraient être éradiqués grâce au dépistage et à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Sur la période 2020-2022, la participation au dépistage organisé des cancers du col de l’utérus était de 59,5 %. Elle est en hausse de + 1,3 point par rapport à la période 2017-2019 (58,2 %) et de + 1,4 point par rapport à la période 2014-2016 (58,1 %)[3][4].

[3] Santé publique France. Évaluations des programmes de dépistage du sein, colorectal et du col de l’utérus.
[4] Ministère des Solidarités et de la Santé. Arrêté du 16 janvier 2024 relatif aux programmes de dépistages organisés des cancers. JORF n°0021 du 26 janvier 2024.

Titre du bloc 205v

Quelques chiffres à retenir

Liste des chiffres-clés

7 130

cas de cancers HPV induits par an.

48 %

des jeunes filles ont reçu un schéma vaccinal complet en 2024 (contre 44,7 % en 2023).

Source : INCa - Les arguments clés sur la vaccination contre les cancers liés aux papillomavirus humains (HPV)

30 %

des cancers HPV touchent les hommes.

Prendre exemple sur nos voisins

En Angleterre, la vaccination aurait déjà permis d’éviter plusieurs centaines de décès.

Face à un cancer largement évitable, la vaccination constitue aujourd’hui l’un des outils de prévention les plus efficaces. 

Associée au dépistage, elle permet de se rapprocher d'un objectif autrefois inimaginable : faire du cancer du col de l’utérus une maladie exceptionnelle.

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