Journée mondiale des cancers de l'enfant 2026
Célébrée pour la première fois le 15 février 2002, cette journée s'impose comme la mobilisation mondiale pour sensibiliser à la réalité des cancers pédiatriques et soutenir les familles confrontées à cette épreuve. À travers deux récits poignants, la Ligue vous invite à découvrir les histoires de Lily, en rémission d'une leucémie et de Lise, maman d'une enfant atteinte d'une leucémie aiguë lymphoblastique.
Les cancers pédiatriques en chiffres
En France, entre 2011 et 2021, ce sont environ 2 300 enfants et adolescents qui ont été touchés chaque année par un cancer. Les cancers pédiatriques constituent une multitude de maladies rares. Cette rareté rend complexe la recherche.
Sur la même période, le Registre national des cancers de l’enfant (RNCE) a recensé 20 049 cas de cancers chez les enfants de 0 à 14 ans en France.
Chez les 15-17 ans, 4 910 cas de cancers ont été enregistrés, les principales localisations étant les lymphomes, les tumeurs du système nerveux central et les leucémies.
Source : Panorama des cancers 2025
Faire face à la maladie à 10 ans
Faire face à la maladie à 10 ans
« Je m’appelle Lily, j’ai 10 ans et mon surnom c’est Iron Lily. J’ai une leucémie. C’est une maladie du sang. Maintenant, je suis en rémission et je serai sûre d’être guérie en 2028.
Quand j’étais à l’hôpital, c’était dur parce que je voyais que mes parents étaient un peu tristes. Un jour, un monsieur avec une grande blouse est venu dans ma chambre. Je ne comprenais pas tout mais je savais que c’était quelque chose de grave. Je ne voulais pas laisser le cancer gagner contre moi, je voulais être comme tous les enfants de mon âge, faire comme tout le monde. Pour moi dans ma tête je savais que c’était grave mais je voulais pas changer mon quotidien, je voulais faire comme tous les autres.
Le soir à l'hôpital, on installait des lumières de couleur et on faisait une boum avec les infirmières et j'aimais beaucoup ça. J’aimais aussi les activités manuelles. Ce qui était dur c’était les effets secondaires, je perdais mes cheveux, j’avais mal partout, j’avais des nausées, je vomissais. Un moment donné je n’arrivais même plus à manger.
Mes parents ont essayé de faire venir beaucoup de copains quand j’étais hospitalisée. Et quand je suis retournée à l’école, un monsieur est venu tout expliquer, que la maladie ne se transmettait pas, que c’était grave mais que ça allait passer. Certaines copines étaient méchantes avec moi parce que pour elles j’étais différente. Mais sinon il y en avait plein qui étaient gentils, pas plus gentils qu’avant, ils n’ont pas changé à cause de ma maladie, ils étaient comme avant avec moi.
J’aimerais bien que la recherche avance pour que plus personne ne meure du cancer, c’est pas normal de mourir à mon âge. La semaine dernière j’ai perdu une copine de l'hôpital, Apolline, c’est pas normal. »
Traverser une épreuve en famille
Traverser une épreuve en famille
« Je m’appelle Lise, je suis la maman d’Iris, 6 ans. Iris est atteinte d’une leucémie aiguë lymphoblastique de type B (LAL B), diagnostiquée fin août 2024.
L’annonce a été très difficile. Deux ans auparavant, nous avions déjà traversé une première épreuve avec notre fils, hospitalisé pour une autre pathologie. Lorsque le diagnostic est tombé pour Iris, nous nous sommes demandé pourquoi cela nous arrivait à nouveau, pourquoi un deuxième enfant était touché par la maladie, et en plus par un cancer, à seulement 4 ans et demi. Cette répétition a été extrêmement douloureuse à encaisser en tant que parents.
Depuis le début, nous avons fait le choix de protéger nos enfants autant que possible. Malgré la maladie, nous avons toujours essayé de leur offrir une vie la plus normale possible. Même si la maladie reste au centre de notre quotidien, nous n’avons jamais isolé les enfants. Nous avons continué à vivre, à profiter des moments ensemble, et à avancer comme une famille unie. Soan et Jade ont été accompagnés dès le début, surtout l’aînée, qui a vécu et vit encore la maladie de son frère puis celle de sa sœur. Nous avons toujours pris le temps de leur expliquer les choses avec des mots adaptés et nous communiquons beaucoup en famille. Cela nous semble essentiel pour les rassurer et les aider à traverser ces épreuves.
Au début, le traitement a été très intensif. La première année, nous avons passé plus de temps à l’hôpital qu’à la maison, ce qui a été difficile pour toute la famille, notamment pour les frères et sœurs. Aujourd’hui, depuis l’entretien, la situation s’est améliorée, nous sommes plus souvent réunis tous les cinq. Les prises de sang sont plus espacées. À l’école comme à la maison, tout se passe bien. Iris a toujours été prise en charge dans de très bonnes conditions, que ce soit à l’hôpital ou ailleurs, avec beaucoup de bienveillance, par exemple en mettant de la musique pendant les soins pour l’aider à se détendre.
Le message que je souhaite faire passer est de ne jamais lâcher. Il est essentiel de continuer à sensibiliser au cancer pédiatrique. Si nous, parents d’enfants malades, ne le faisons pas, alors qui le fera ? Personne ne peut en parler mieux que nous, avec notre vécu et notre réalité.
Iris dit souvent : "la vie est un jeu, mais la vie est belle." »
Une Ligue engagée
13 % du budget de la Ligue
est consacré à la recherche oncopédiatrique, soit 6,4 millions d'euros.
54 projets de recherche
portant sur les cancers de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte ont été soutenus par la Ligue en 2024.
‘Notre engagement dans la lutte contre les cancers pédiatriques est historique et ne cesse de croître.’
Les actions de soutien de la Ligue
La Ligue est le seul financeur indépendant de la recherche sur le cancer à maintenir, depuis 2004, un appel à projets de recherche annuel récurrent sur les cancers des plus jeunes, enfants, adolescents et jeunes adultes.
La Ligue propose également un accompagnement, sur le terrain grâce à ses 103 comités départementaux, ou par son numéro vert pour bénéficier d'une écouter gratuite, anonyme et confidentielle.