Les cancers chez l'enfant et l'adolescent

le 26/05/2015

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Bien qu'ils représentent la deuxième cause de mortalité après les accidents, les cancers chez l'enfant et l'adolescent sont très rares (environ 2 000 nouveaux cas par an). Il s'agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40%, de tumeurs d'autres organes pour 60%.

Les cancers chez l'enfant ont souvent deux particularités : une croissance pouvant être très rapide et une conservation prolongée de la bonne santé apparente du malade.

  • La tumeur chez l'enfant peut être découverte au cours d'une consultation de suivi régulier ou à l'occasion de symptômes discrets ayant justifié une consultation médicale. Il peut aussi s'agir d'une grosseur palpée dans le ventre ou visible sous la peau. Certains organes ne sont pas accessibles à cet examen clinique direct. Ce sont alors des signes indirects de la place prise par la tumeur qui attirent l'attention. Ainsi, une tumeur à l'intérieur du crâne provoque une croissance trop importante du tour de tête d'un bébé mais chez l'enfant plus grand, dont les os sont devenus plus rigides, ce sont des maux de tête, des troubles de la vision ou des changements d'humeur qui vont attirer l'attention. Des selles douloureuses ou des urines anormales, en particulier avec du sang, peuvent être dues à une tumeur du bas-ventre. Dans ces cas, pour affirmer la présence d'une tumeur, des examens sont entrepris, échographie du ventre, IRM du crâne…
  • Le traitement est rarement décidé en urgence. Les médecins se donnent le temps de définir le meilleur traitement après avoir examiné un fragment de la tumeur de manière à préciser sa nature exacte. Des examens propres à chaque cas sont effectués pour apprécier l'étendue du cancer et pour rechercher d'éventuelles métastases.
    Le traitement peut comporter de la chirurgie, qui retire la tumeur totalement ou en partie ; une radiothérapie, qui brûle la tumeur ; une chimiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses. Souvent, le meilleur traitement associe deux techniques, voire les trois, selon la taille, la localisation et surtout la nature de la tumeur.
  • Les taux de guérison, en dehors des leucémies, sont de 70 à 80%. La coopération de l'équipe soignante et de la famille, surtout les parents, au cours de l'établissement du diagnostic comme au cours du traitement, rassure l'enfant. Il supporte alors mieux les traitements et n'est pas isolé de son entourage. C'est une des conditions indispensables au succès

Certains cancers de l'enfant surviennent sur un terrain prédisposant (terrain génétique). Quand cette notion existe, une surveillance particulière permet de dépister le plus tôt possible la survenue d'une éventuelle tumeur.

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