Face au cancer, le niveau de vie pèse encore trop lourd
L’étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) publiée le jeudi 4 juin révèle les liens entre le niveau de vie et l'incidence des cancers. Marquant un véritable tournant, elle démontre une nouvelle fois que le cancer n’est socialement pas neutre.
Les chiffres essentiels
70 % de risque en plus
de développer des cancers de mauvais pronostic chez les personnes les plus modestes.
50 % de participation en moins
aux dépistages dans les populations les plus précaires.
2 fois plus de chances
de développer certains cancers (comme celui du poumon), chez les populations les plus défavorisées.
Des inégalités sociales qui persistent
Cette étude* remet au centre du débat le fait que l'état de santé est lié aux conditions de vie et que les politiques de santé doivent être orientées par les enjeux de justice sociale. Les luttes contre la précarité, le chômage, l'habitat indigne, l'exclusion, l'isolement sont des politiques de santé publique à part entière et des leviers de prévention des cancers.
Quels facteurs expliquent ces inégalités ?
Le constat est simple : le risque de cancer évitable est 2 fois plus élevé pour les 10 % les plus modestes que pour les 10 % les plus aisés.
Comment la Ligue agit concrètement ?
La Ligue participe à l'aller-vers en participant au déploiement de mammobiles ; camionnettes pour le dépistage du col ; camion pour le dépistage du cancer du poumon ou sur les territoires à l’organisation de ramassage des personnes pour les rapprocher des centres de radiologie en organisant avec les collectivités et professionnels de santé (CPTS, et maisons de santé).
Par des campagnes de prévention adaptées aux différents publics, des messages forts et des actions ciblées (jeunes, publics précaires, femmes éloignées du soin, etc.), la Ligue rend la prévention accessible à toutes et tous.
Elle participe également à réduire les freins au dépistage, comme la crainte des populations de se retrouver seuls en cas de dépistage positif, en proposant des services comme l’écoute psychologique, les groupes de parole, etc.
La Ligue promeut des actions de proximité avec des associations de quartier pour faciliter la compréhension des informations de dépistage et des lettres d’invitation (travail sur la littératie en santé, fiches de santé BD, etc.).
Enfin, la Ligue participe au développement d’environnement favorables à la santé à travers son programme de prévention Ma Ville se Ligue. Grâce à l'action des communes sur le terrain, elle sensibilise aux principaux facteurs de risque (tabac, alcool, junk food, etc.), elle développe des espaces de protection pour la santé de tous (espaces sans fumée, espaces ombragés, etc). et favorise la mise en place d'actions valorisant l'accès aux pratiques sportives.
*L'étude de la DREES
Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement / Paru le 4 juin 2026