Marathon de Paris 2026 - Témoignage de Sarah

Une ligne de départ et mille raisons de courir

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Ce défi est profondément ancré dans mon histoire

Ce défi est profondément ancré dans mon histoire. Cette année marque les dix ans du décès de mon père, emporté par le cancer. Je me souviens de chaque instant de cette période comme si c’était hier. J'avais 25 ans, il en avait 54. Il est parti en emportant avec lui tous ces projets à partager entre une jeune femme et son père. Avec le recul, j’aurais tellement aimé qu’il soit mieux accompagné dans sa fin de vie, et j’aurais aimé avoir moi-même les clés pour mieux l’épauler dans cette épreuve.
Ce qui m’a aussi marqué, c’est le silence qui a suivi. J’ai réalisé que mon entourage n’osait plus me parler de lui, par peur de me faire de la peine, car nous avions tous été bouleversés de le voir ainsi immobilisé et diminué par la maladie.

Aujourd'hui, je cours pour que la lutte progresse, pas seulement pour guérir, mais pour que les familles subissent moins. Je cours pour briser ce silence, pour que la maladie n'efface plus les souvenirs de ceux qu'on aime, et pour que plus personne n'ait à traverser ce chemin dans l'isolement ou le manque de soutien.

Pourquoi la Ligue contre le cancer et quelles motivations ?

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Pourquoi la Ligue contre le cancer et quelles motivations ?

Le cancer est une réalité qui nous touche tous de près ou de loin. Que ce soit à travers un proche, un collègue ou notre propre histoire, personne n'est vraiment à l'abri. J'ai décidé de courir pour la Ligue car c'est une structure qui nous rassemble tous. Je cours pour nos familles et pour ceux qui pourraient avoir besoin de ce soutien. Ce combat est aussi le mien en tant que soutien à travers différents rôles.

Ce que le Marathon de Paris représente personnellement

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Ce que le Marathon de Paris représente personnellement

Pour moi, le Marathon de Paris c'est le Graal de l'endurance. La période de préparation se révèle être un pur défi. Les entraînements ont lieu après une longue journée de travail alors que la nuit est déjà tombée ou encore les sorties longues sous la pluie et le vent et puis parfois survient la blessure.. Cela peut paraître comme des moments difficiles mais dans ces moments là j'en reviens aux fondamentaux et je me dis combien je suis heureuse d'être capable de préparer une telle épreuve. C’est une métaphore de la vie en général et du combat contre la maladie.

Ce que j'aimerais que les gens retiennent

J'aimerais que les gens réalisent que nous sommes tous embarqués dans le même bateau. Ce défi n'est pas une performance isolée, c'est un rappel que la lutte contre le cancer est l'affaire de tous. Si l'on se sent concerné uniquement quand le diagnostic tombe pour un proche, il est déjà tard. Je veux que l'on retienne que chaque don et chaque prise de conscience est un investissement pour notre futur commun. On ne court pas "contre" une maladie, on court "pour" la vie de ceux qu'on aime qui pourraient être touchés.

Le sport comme vecteur de sensibilisation

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Le sport comme vecteur de sensibilisation

Le sport a ce pouvoir de nous rappeler notre vulnérabilité mais aussi notre force incroyable quand nous sommes unis. Courir 42 km demande de la préparation, du soutien et de l'entourage. C'est exactement ce qu'il manque parfois dans le parcours de soin. À travers ce défi, je veux montrer que comme dans un marathon, on ne peut pas traverser l'épreuve du cancer seul. Le sport sensibilise à l'importance de l'accompagnement et pas uniquement médical : si je cours pour que la lutte progresse, c'est pour que le patient et sa famille soient entourés d'une équipe, d'un soutien et d'une présence, pour que l'épreuve soit vécue et non plus seulement "subie".

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